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Environnement : COP17 sur la désertification à Oulan-Bator

Environnement :  COP17 sur la désertification à Oulan-Bator © : HZK-LGDC

La dix-septième session de la Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s'est ouverte à Oulan-Bator, en Mongolie, réunissant des délégués de 196 pays et de l’Union européenne. Cette conférence, la première des trois COP des Conventions de Rio à se tenir en 2026, marque un tournant décisif dans la lutte mondiale contre la dégradation des terres, la pénurie d’eau et le changement climatique.


L'urgence est palpable. Selon les sources, la dégradation des terres et la sécheresse coûtent près de 900 milliards de dollars par an à l’économie mondiale. Aujourd'hui, ces phénomènes touchent déjà 40% des terres de la planète et impactent directement 3,2 milliards de personnes. Depuis l'an 2000, la fréquence des sécheresses a augmenté de près d'un tiers, entraînant des pertes annuelles d'au moins 300 milliards de dollars. En Mongolie, pays hôte, la réalité est frappante : 77% des terres sont dégradées, et les hivers rigoureux (dzuds) ont récemment causé la perte de plus de sept millions de têtes de bétail. Le message porté par la Mongolie et la CNULCD est clair : il faut passer des paroles aux actes. N. Uchral, Premier ministre de Mongolie, a souligné que le principal changement attendu est le passage des « objectifs à la mise en œuvre et des engagements à des résultats mesurables ».

Pour y parvenir, six axes prioritaires ont été définis, notamment l'augmentation des investissements, le renforcement de la résilience à la sécheresse au cœur des politiques de développement, et la participation active des communautés locales. Le financement reste le défi majeur. Les besoins annuels pour lutter contre la dégradation des terres sont estimés à 355 milliards de dollars, alors que les investissements actuels ne plafonnent qu'à 77 milliards, soit un déficit annuel de 278 milliards de dollars. Actuellement, le secteur privé ne fournit que 6% de ces financements. La COP17 vise donc à mobiliser de nouvelles sources de financement et à renforcer la collaboration entre les gouvernements et les institutions financières pour réduire les risques liés aux investissements régénératifs. Pour la première fois, une attention particulière est portée aux parcours (steppes, savanes), qui couvrent 54% de la surface terrestre et font vivre deux milliards de personnes. Près de la moitié de ces écosystèmes stratégiques sont déjà dégradés.

À travers la « Rangelands Flagship Initiative », la conférence souhaite accroître les investissements à long terme pour soutenir les moyens de subsistance des pasteurs et éleveurs. La conférence se poursuivra jusqu'au 28 août avec des journées thématiques consacrées au financement, à l'eau, aux populations et aux systèmes alimentaires. Les décisions qui y seront adoptées façonneront la prochaine phase de l'action mondiale pour restaurer les terres et bâtir un avenir plus sûr pour les communautés qui en dépendent directement.

Mmagaza

 


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