La première Conférence des Parties (CdP1) à la Convention de Minamata sur le mercure a démarré le dimanche 24 septembre 2017 à Genève, en Suisse.
La Convention de Minamata, qui a été adoptée le 10 octobre 2013 et entrée en vigueur le 16 août 2017, interdit l’ouverture de nouvelles mines de mercure et ordonne l’élimination progressive des mines existantes, prévoit des mesures visant à contrôler les émissions dans l’air; et régule le secteur informel de l’extraction minière artisanale et à petite échelle de l’or.
La CdP1 est censée aborder un certain nombre de questions, y compris les aspects relatifs aux sources d’approvisionnement en mercure et au commerce, aux émissions, à l’assistance technique, aux ressources et mécanismes de financement, au respect des dispositions, à l’établissement de rapports et à l’évaluation de l’efficacité, entre autres. Les délégués se sont réunis en plénière, au sein d’un Comité plénier (COW) et dans des groupes de contact pour aborder les questions de fond relatives à la mise en œuvre de la Convention.
Pour rappel, le mercure est un métal lourd très répandu et persistant dans l’environnement. C’est un élément naturel qui peut être libéré dans l’air et dans l’eau par l’érosion des roches contenant du minerai de mercure ou par des activités humaines telles que les procédés industriels, l’extraction minière, le déboisement, l’incinération de déchets et la combustion de combustibles fossiles.
Le mercure peut également être libéré par un certain nombre de produits qui en contiennent, notamment les amalgames dentaires, les applications électriques (dont les interrupteurs et les lampes fluorescentes), les instruments médicaux et de laboratoire (dont les thermomètres et les baromètres cliniques), les batteries, les substances de traitement des semences, les crèmes antiseptiques et antibactériennes, et les crèmes pour éclaircir la peau. L’exposition au mercure peut affecter le développement neurologique du fœtus et a été reliée à des baisses de la fécondité, à des lésions cérébrales et nerveuses, et à des maladies cardiaques chez les adultes présentant des niveaux élevés de mercure dans le sang.
Jacob Duer, Coordinateur principal du Secrétariat transitoire de Minamata, a ouvert la Conférence en félicitant les 81 pays ayant ratifié la Convention dont l’Union des Comores. Marc Chardonnens, Directeur de l’Office fédéral de l’environnement de la Suisse, a indiqué que la CdP constitue une occasion historique de réduire les risques liés au mercure qui pèsent sur des millions de personnes, et a exhorté tous les pays à poursuivre la mise en œuvre de la Convention. Mettant l’accent sur l’engagement de la Suisse pour réduire la pollution au mercure, il a demandé l’intégration de la Convention de Minamata dans la « famille » des conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm. La première Conférence des Parties (CdP1) à la Convention de Minamata sur le mercure, convoqué sous le thème « Dire adieu au mercure », doit se conclure ce vendredi 29 septembre 2017.
Mmagaza
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