L’année 2017 aura été traversée par la problématique liée au changement climatique, à la biodiversité, aux énergies renouvelables et à la gestion des déchets.
Dans notre pays quatre facteurs principaux concernant le changement climatique que sont l’élévation de la température, les inondations, l’érosion côtière et l’élévation du niveau de la mer, entraînent chacun des impacts négatifs sur le développement des secteurs socio économiques du pays.
Les secteurs de l’agriculture et de la biodiversité sont les plus touchés par les facteurs climatiques et ont des implications nombreuses dans les autres secteurs de l’économie.
Aussi le pays a toujours été attentif sur la question du changement climatique et participe aux grandes réunions sur ce thème. En 2017, nous avons pris part à la conférence des parties sous l’égide des iles Fidji. Cette dernière a porté la voix des pays du Sud confrontés directement aux conséquences du réchauffement climatique.
Il ne pouvait à cet égard n’y avoir d’organisateur plus symbolique que ces Îles, dont les terres sont menacées par la montée des eaux. Il convient de noter que le 5 août 2017, la décision du Département d’État américain de se soustraire aux accords de Paris fragilise le traité péniblement élaboré et porte un coup dur aux financements des projets dans les pays en développement.
Il est aussi reconnu qu’à l’échelle mondiale, notre archipel fait partie des 20 îles ou archipels caractérisés par leur diversité endémique. Il compte une grande diversité de plantes et un endémisme important qui en font un lieu d’intervention hautement prioritaire pour la conservation de la biodiversité mondiale. Cependant les actions de protection et de valorisation de l’environnement sont la plupart du temps assurées dans leur quasi-totalité par quelques projets financés par les bailleurs de fonds.
Aussi un des principaux défis pour les prochaines années sera le développement des capacités pour lutter efficacement contre la dégradation de l’environnement et une meilleure gestion des ressources naturelles. Le travail pour la mise en place du réseau national des Aires Protégées se poursuit avec le dépôt le mois dernier de la loi à l’Assemblée de l’Union. Par ailleurs un projet portant sur le renforcement des capacités des ressources humaines, du cadre juridique et institutionnel pour la mise en œuvre du Protocole de Nagoya est mis en œuvre.
Concernant les énergies renouvelables, les autorités ont mis l’accent sur la poursuite des études et la mobilisation des ressources et surtout veulent dans un premier temps aller vers un mixte énergétique en valorisant l’hydraulique, le solaire et l’éolien.
Comme on peut le constater, la dimension environnementale du développement est prise en compte dans plusieurs aspects. Cependant, il semble manquer de volonté en ce qui concerne la gestion des déchets ménagers par l’absence de sites de décharges contrôlées dans l’ensemble des îles. C’est un aspect qui démontre qu’il reste beaucoup à faire pour la puissance publique quand on sait le travail remarquable accompli par les organisations de la société civile.
Mmagaza
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