La Gazette

des Comores

Environnement / Vers la validation de l’inventaire des ressources génétiques et connaissances traditionnelles

Environnement / Vers la validation de l’inventaire des ressources génétiques et connaissances traditionnelles © : HZK-LGDC

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « renforcement de capacités des ressources humaines, du cadre juridique et institutionnel pour la mise en œuvre du protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages qui en découlent », la direction de l’environnement organise du 07 au 09 octobre un atelier de validation de l’inventaire sur les ressources génétiques avec consultation sur la stratégie nationale de valorisation et sensibilisation sur les messages clés issus des livrables techniques du projet. Ce projet de 3 années financé par le PNUD et le FEM, vise à appuyer 24 pays, y compris l’Union des Comores, à développer et à renforcer au niveau national leurs cadres APA, les ressources humaines et les capacités administratives pour la mise en œuvre du protocole de Nagoya.


L’atelier de validation de l’inventaire sur les ressources génétiques a débuté hier 07 octobre à Moroni. Pour cet atelier qui va durer trois jours, trois axes de travail vont être présentés et discutés pour faciliter la validation de l’inventaire des ressources génétiques et connaissances traditionnelles, épauler l’atelier de présentation de la stratégie nationale de valorisation APA, recueillir les inputs des parties prenantes et enfin sensibiliser les parties prenantes pour disséminer les leçons apprisses et les messages clés issus des principaux livrables techniques du projet (loi APA, textes d’application, inventaire et stratégie de valorisation).

« Les ressources biologiques sont primordiales pour le développement économique et social de l’humanité. La diversité biologique constitue un atout universel, d’une valeur inestimable pour les générations présentes et futures. Cependant, les menaces qui pèsent sur les espèces et les écosystèmes n’ont jamais été aussi grandes, la disparition d’espèces et la perturbation des écosystèmes en raison des activités de l’homme se poursuivent à des rythmes alarmants » indique Hayria Mohamed, coordinatrice du projet Nagoya.

Cette dernière précise que c’est ce qui a poussé à l’adoption du texte de la Convention sur la Diversité Biologiques (CBD) en 1992 au sommet de la Terre à Rio, au Brésil. La coordinatrice explique que la convention a trois objectifs principaux s’agissant de la conservation de la diversité biologique, de l’utilisation durable de ses composantes et du partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.

Elle a rappelé que « le protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation (communément appelé APA) », est le traité complémentaire à la CDB adopté le 29 octobre 2010 à Nagoya, au Japon. Et que ce dernier fournit un cadre juridique transparent pour la mise en œuvre effective du 3eme objectif de la CDB, d’où le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.

Et elle de préciser que « le projet a été lancé aux Comores le 19 mai 2017. L’objectif et le travail des composantes sont le renforcement des capacités légales, politiques et institutionnelles pour le développement d’un cadre national relatif à l’APA ; soutènement de la relation de confiance entre les fournisseurs des ressources génétiques pour faciliter l’identification d’initiatives de bio-prospection ; et améliorer des capacités des communautés locales pour qu’elles puissent contribuer à la mise en œuvre du protocole de Nagoya ».

Nassuf Ben Amad

 


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