Du 25 au 28 Juillet dernier, des représentants des organisations nationales impliquées dans la problématique des Espèces exotiques envahissantes (EEE) se sont réunis dans un hôtel de la place à Moroni dans le cadre d’un atelier pour l’élaboration d’une stratégie nationale et d’un plan d’action opérationnel des espèces exotiques envahissantes dans notre pays. La première phase de ce projet a pris fin le 31 juillet.
Il faut savoir que parmi les objectifs définis par le plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique et dont notre pays est membre, il a été demandé dans l’Objectif 9 d’Aichi pour la biodiversité, que d’ici à 2020, les espèces exotiques envahissantes et les voies d’introduction sont identifiées et classées en ordre de priorité, les espèces prioritaires sont contrôlées ou éradiquées et des mesures sont en place pour gérer les voies de pénétration, afin d’empêcher l’introduction et l’établissement de ces espèces ». Les 20 Objectifs sont regroupés dans cinq buts stratégiques devant être atteints d’ici à 2020.
L’atelier s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du projet pilote Inva’Ziles au niveau des Comores et portant sur la connaissance et la lutte contre les EEE. Le projet était porté par le Centre national de documentation et de recherche scientifique des Comores (CNDRS) et mis en œuvre avec ses partenaires institutionnels locaux. Le projet Inva’Ziles était financé par l’Union Européenne sous la tutelle technique de l’Union Internationale pour la conservation de la Nature (UICN).
Il a été convenu au cours de cet atelier, d’élaborer et de mettre en œuvre une feuille de route portant sur les actions prioritaires à réaliser à cours et en moyens terme pour finaliser la formulation de la SNEE. La coordination du projet pilote Inva’Ziles et le Direction Général de l’Environnement ont été proposés pour le suivi de la mise en œuvre de cette feuille de route.
Il s’agit de partager les listes des Espèces Végétales Exotiques Envahissantes hiérarchisée établie par le projet pilote Partager les textes juridiques et réglementaires relatives à la conservation de la biodiversité en générale et à l’introduction aux Comores des espèces animales et végétales, partager les documents de politiques et stratégies de développement globale et/ou sectorielle aux participants de l’atelier et à d’autres personnes ressources.
Les participants à l’atelier et les autres personnes ressources ont été encouragés à adhérer au réseau régional des EEE des îles du Sud-ouest de l’Océan Indien pour le partage et à l’accès des ressources sur les EEE. Il a aussi été demandé l’élaboration d’une liste des espèces animales exotiques et les micro-organismes existants et aussi effectuer des inventaires floristiques et faunistiques marines complémentaires d’ici la fin de cette année.
La mise en place d’un comité national des EEE sous tutelle du ministère chargé de l’environnement, comme un sous organe de la Commission nationale de développement durable (CNDD) a été inclus dans la feuille de route comme la création d’une plateforme nationale d’échanges d’informations, d’expériences et de connaissances sur les problématiques liés à l’introduction et à la gestion des EEE.
Par ailleurs il a été fortement recommandé l’accompagnement de l’initiative de la Direction générale de l’Environnement dans les négociations déjà engagées avec le Cabinet de la Présidence de la République de l’Union des Comores pour rendre fonctionnel la CNDD.
La question de la recherche de financements adéquats pour la mise en œuvre des recommandations de cette feuille de route en attendant la mise en place d’un programme ou d’un projet de gestion des EEE a été largement soulignée dans la feuille de route.
Hachime Abdérémane
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