La journée mondiale de l’Environnement a été célébrée hier à Ouroveni dans le Sud de Ngazidja par la Direction générale de l’Environnement et des Forêts grâce à l’appui logistique du Réseau National des Aires Protégées (Rnap).
Il s’agissait de nettoyer la plage d’Ouroveni, située au sein du site du Parc National Cœlacanthe ainsi que du reboisement des mangroves, avec la participation des communautés locales, des jeunes scolaires et des associations locales. Il convient d’abord de rappeler que chaque Journée mondiale de l'environnement est organisée autour d'un thème visant à attirer l'attention du public sur une préoccupation environnementale particulière de l'actualité. Le thème de cette année 2018 est la lutte contre la pollution plastique.
Depuis son lancement en 1974, cette journée est devenue une plate-forme mondiale de sensibilisation du public largement célébrée dans le monde entier. L'Organisation des Nations Unies, consciente que la protection et l’amélioration de l’environnement est une question d’importance majeure qui affecte le bien-être des populations et le développement économique à travers le monde, a désigné le 5 juin comme Journée mondiale de l’environnement. Il faut savoir qu’un million de sacs en plastique sont consommés dans le monde par minute.
Il faudrait rappeler qu’en 2002, le Bangladesh fut le premier pays au monde à avoir interdit les sacs en plastique, après avoir découvert lors d'inondations catastrophiques, qu'ils bouchaient les systèmes de drainage. D'autres pays ont commencé à emboîter le pas comme chez nous avec la loi adoptée le 06 juin 2017, et promulguée par président de la République le 05 octobre la loi N°17-011/AU de la même année et portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables.
Après un moratoire de six mois accordé aux personnes travaillant dans la filière du plastique pour se conformer à cette loi, on notera que rien n’a véritablement changé. Le plastique se « pavane » un peu partout : dans les commerces, les marchés et sur les branches des arbustes. Il ne faut pas se leurrer. C’est un combat de longue haleine car la culture du plastique semble s’être incrustée dans le cerveau de beaucoup de nos concitoyens.
Le travail d’éducation et de sensibilisation doit se poursuivre en attendant que les autorités se donnent les moyens d’appliquer cette loi. Comme l’a souligné le Secrétaire général de l’ONU António Guterres dans son Message: « Chacun de nous a un rôle à jouer pour protéger notre planète, qui est la seule que nous ayons. Mais il est parfois difficile de savoir quoi faire et par où commencer. Alors, en cette Journée mondiale de l’environnement, un seul mot d’ordre : Vaincre la pollution liée aux plastiques».
C’est à Ouroveni, que l’Ong Ulanga-Ngazidja développe un projet communautaire d’écotourisme résilient contre le Changement climatique et ce avec le soutien de l’Alliance Mondiale contre le Changement Climatique (AMCC) aux Comores et soutenu par l’Union Européenne.
Mmagaza
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