Depuis hier se tient à l’hôtel Retaj un atelier relatif aux mécanismes de gestion et de résolution des conflits dans le cadre de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau. Une rencontre qui vient à point nommé quand on connait la recrudescence des conflits concernant la gestion de l’eau.
Cet atelier entre dans le cadre des activités initiées dans la mise en œuvre de la Gestion intégrée des ressources en eau dans les petits États insulaires en développement de l'océan Atlantique et Indien (GIRE AIO PEID), appuyé par l’UNOPS, un organisme des Nations Unies. Ce projet soutient six pays dont le Cap Vert, les Maldives, Maurice, Sao Tomé-et-Principe, les Seychelles et les Comores dans l'accomplissement de leurs obligations internationales liées à la GIRE.
De nombreux chercheurs et décideurs politiques prévoient une intensification des conflits liés aux ressources en eau dans le contexte du changement climatique. Reconnaissant cependant que les conflits sont une partie normale de la vie et qu’ils fournissent souvent une opportunité d’augmenter et d’approfondir les formes de coopération. Il est donc impératif que des méthodes appropriées de résolution soient utilisées pour faire en sorte que les conflits ne dégénèrent pas en violence.
Aussi dans son allocution prononcée lors de l’ouverture, le directeur général adjoint de l’Environnement M. Siradjiddine a s’est exprimé en ces termes « L’atelier qui s’ouvre aujourd’hui s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités techniques de notre pays et de nos institutions afin de mieux gérer nos ressources en eau. Cette gestion couplée avec une utilisation rationnelle occupe une place de choix dans le développement national. Notre pays a bénéficié d’un projet de démonstration sur le terrain mis en œuvre à Anjouan. »
Il a ajouté que « l'accès, l'utilisation et la gestion des ressources en eau provoquent souvent des désaccords et des conflits parfois violents. Ces conflits ne peuvent pas parfois être évités. Il est donc important de les reconnaître et de les transformer en coopération, à travers des mécanismes spécifiques de règlement. L’atelier a pour entre autres objectifs d’aborder ces conflits, de décortiquer leur genèse et d’identifier la meilleure manière de les résoudre. »
Les participants vont être formés à reconnaître les conflits et les transformer en coopération, à travers des mécanismes spécifiques de règlement. Aussi, il s’agira entre autres objectifs d’aborder ces conflits, de décortiquer leur genèse et d’identifier la meilleure manière de les résoudre. Il consistera en une série de réflexions et d’analyses critiques sur le comment résoudre ces conflits et pouvoir améliorer la gestion d’eaux et les bassins versants.
Les petits États insulaires en développement sont confrontés à des défis sérieux à l'égard de la gestion de leurs ressources en eau douce limitées et de leur détérioration rapide. Les défis sont exacerbés par les besoins en eau qui augmentent, couplés aux changements climatiques.
Mmagaza
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