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des Comores

Environnement / Espèces exotiques envahissantes : Mieux suivre

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Environnement / Espèces exotiques envahissantes : Mieux suivre © : HZK-LGDC

Depuis deux jours, se tient au Retaj un atelier relatif aux espèces exotiques envahissantes entrant dans le cadre du Projet régional dénommé INVA’ZILES. L’objectif de ce projet étant d’améliorer les systèmes de gestion des espèces envahissantes des îles, en particulier celles de l'océan Indien occidental, afin de réduire les impacts sur les communautés et la nature. Il faudra aussi augmenter les informations sur les espèces envahissantes et leurs impacts, y compris économiques.


Le projet utilise entre autres les réseaux entre les îles de la région et les sources externes de soutien, comme le Western Indian Ocean Network on Invasive Species, (WIONIS). Au niveau des autres pays de l’Océan Indien, des pays comme Maurice, les Seychelles ont déjà démarré leurs projets depuis quelque temps. Le projet proposé doit améliorer la gestion des espèces envahissantes (EE) au moyen des projets pilotes innovateurs ainsi que l’élaboration des stratégies pour la gestion des espèces envahissantes (stratégies nationales etc.).

Le projet doit être réalisable dans les limites du budget de cent vingt-cinq mille euros. Il doit être innovant pour le pays ou la région, augmenter la gamme de gestion des Espèces Exotiques. Il doit être visible, c’est-à-dire accroître le soutien à la gestion des espèces envahissantes.

Au niveau des Comores, il s’agit surtout de générer des données pour un programme national de gestion des espèces envahissantes. En effet, il a été constaté la présence de nombreuses espèces envahissantes causant d’impacts graves. Cependant le manque d’informations précises (quelles espèces, distributions dans les îles), d’institutions responsables pour la gestion, donc pas de gestion et un manque de stratégie ou plan pour la gestion des EE pénalisent le travail dans ce secteur.

Parmi les solutions préconisées c’est de générer les données nécessaires pour un plan de gestion bien conçu et qui pourrait incorporer par exemple la gestion des EE au plan du Réseau National des Aires Protégées. L’instauration des mécanismes nécessaires nationaux et/ou insulaires (comité national, stratégie national…) s’avère être un élément important pour lutter efficacement contre les EE.

Conformément aux définitions de l’Union Mondiale pour la Conservation de la Nature (IUCN), du Programme mondial sur les espèces exotiques envahissantes et de la Convention sur la Diversité Biologique, une espèce exotique envahissante est une espèce introduite (allochtone, non indigène) par l’homme (volontairement ou fortuitement) et dont l’implantation et la propagation menacent les écosystèmes, les habitats ou les espèces indigènes avec des conséquences écologiques et/ou économiques et/ou sanitaires négatives.

Pour rappel, l’atelier était animé par Alan Tye, Coordinateur du Projet Inva’Ziles et Christophe Lavergne, Responsable du Service "Conservation de la Flore et des Habitats, application à la gestion et aux invasions biologiques » à l’île de la Réunion ainsi que par Yahaya Ibrahim du Cndrs.

La mission a prévu une visite de terrain à Niumbadju et au Karthala. Le Projet Inva’Ziles est mise en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature, financé par l’Union européenne et devra prendre fin en juillet 2018.

 

Mmagaza

 


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