L’Université des Comores, la direction de l’environnement et l’association 2 Mains organisent depuis hier mardi, un forum autour de la gestion durable des déchets. L'objectif visé est la sensibilisation et la mobilisation du grand public.
Un forum autour de la gestion durable des déchets se tient à Moroni depuis hier. Une question au centre des préoccupations des Comoriens. Le projet initié par la faculté des sciences de l’Université des Comores, a reçu l’appui du ministère de l’environnement et l’association 2 Mains.
Le forum a pour objectif de sensibiliser et appeler à la mobilisation du grand public sur la question des déchets, d’échanger sur les problématiques, les enjeux mais aussi sur les bonnes et mauvaises pratiques de gestion des déchets en se basant sur des cas concrets et rassembler les acteurs insulaires, nationaux et internationaux afin de déterminer des axes prioritaires et des ressources essentielles au développement d’une politique de gestion durables des déchets.
« Les déchets ont toujours un impact sur l’homme et son environnement. Une bonne gestion des déchets est une condition majeure de développement social, économique et environnemental surtout des îles à fort potentiel touristique », assure J. Bassa Mazzoni, l’ambassadrice de France en Union des Comores.
La diplomate juge urgent d’appuyer la mise en place de plans de collecte pérennes en partenariat avec l’Etat, les gouvernorats et les communes, de soutenir les activités d’économie circulaire (tri et recyclage des déchets) et sensibiliser la population sur le tri des déchets et de trouver des solutions pour enlever les déchets encombrants.
« Cette démarche est vraiment essentielle pour l’environnement, le tourisme et la santé de la population, poursuit-elle. La valorisation des déchets doit devenir un fil conducteur des interventions menées par les partenaires au développement en vue de créer du service, de l’activité économique et de l’emploi grâce à la transformation des déchets ».
Du côté de la vice-présidence en charge de l’environnement, l’émergence passe nécessairement par la maitrise des déchets.
« La gestion des déchets est un peu optimale. Au niveau de la capitale, la production des déchets est estimée en moyenne à 60 tonnes par jour et le taux de collecte est seulement de 40% avec un service de collecte très irrégulier. Et en plus de cela, ces déchets ne sont ni triés et ne subissent aucune forme de valorisation », lance Siradji Mkandzilé, le directeur général adjoint à la direction de l’environnement, avant d’ajouter que « c’est vous dire l’importance que nous accordons à ce forum ».
Au cours de la rencontre, de nombreux stands ont présenté des initiatives nationales et régionales en faveur d’une gestion durable des déchets aux Comores. Des artisans recycleurs de Moroni, des universitaires et des techniciens spécialistes ont proposé une série de démonstrations sur les activités du recyclage et de production d’énergies renouvelables à partir des déchets.
Mohamed Youssouf
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