Le gouvernement comorien, avec l’appui du PNUD et le GEF via le projet Réseau National des Aires Protégées, a distribué des bananiers résilients aux communautés des parcs nationaux des Comores. L'opération a démarré samedi, aux abords du Parc Karthala. Dans le cadre de la restauration des écosystèmes, le projet de développement d’un Réseau National des Aires Protégées Terrestres et Marines représentatives du patrimoine naturel unique des Comores et cogérées avec les communautés villageoises locales » (RNAP) a mis en place un projet de reboisement dans tous les villages concernés par les Aires Protégées des Comores.
Samedi, le Parc National Karthala a été le premier à bénéficier du programme. « C’est une façon d’aider les riverains des aires protégées des Comores de s’épanouir et pouvoir subvenir à leurs besoins », s'est réjouit le directeur général de l’environnement. Pour le lancement de l’opération, des bananiers résilients ont été distribués aux communautés riveraines du Parc National Karthala, notamment à Mdjoiezi Hambou.
A part les bananiers, les communautés vont également bénéficier de plantes fruitières. « On a demandé aux riverains de ne plus couper le bois et de cesser toute activité pouvant mettre en danger l’environnement. En échange, nous nous engageons à trouver un projet et les aider à survivre », poursuit-il. A travers ce projet, des bûcherons, charbonniers et agriculteurs, affectés par la mise en place des Aires protégées, ont bénéficié de cet appui pour améliorer leurs conditions de vie. Ces derniers ont bénéficié de deux variétés de plants FHIA 23 et FHIA 17. Le projet lui, va durer jusqu’au mois de décembre 2018.
« Le projet va concerner l’ensemble des aires protégées des Comores. Et chaque communauté des différents parcs va bénéficier de ce projet », explique un volontaire du RNAP. Le maire de la commune de Djoumoi Panga a salué cette initiative du gouvernement et les efforts du PNUD et du GEF qui ont tout fait pour mettre en place cette vaste opération. Un des bénéficiaires du projet a dit sa satisfaction après avoir été sélectionné pour abriter le projet dans son champ.
« Je suis avant tout un homme des champs. Je travaille sur les terres. Bénéficier aujourd’hui de ce projet est hyper important pour nous car ça va m’aider à subvenir à mes besoins », a confié Soihir Abdérémane, bénéficiaire du projet. « Un tel projet à mes yeux est une belle initiative. Si aujourd’hui ils veulent qu’on préserve l’environnement, c’est à travers de tels projets qu’on doit se tourner ».
Mohamed Youssouf
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