C’est dans une situation un peu alarmante que l’UDC a repris hier le chemin des bancs. Des sites quasi vides, c’est le premier constat en ce premier jour de la rentrée au sein de l’Université des Comores (UDC). En cette journée d’ouverture, seule l’Ecole de Santé a fait cours. A l’IUT, pendant ce temps, l’administration aurait rappelé aux étudiants que les cours reprendront normalement jeudi.
Des sites quasi vides, c’est le premier constat en ce premier jour de la rentrée au sein de l’Université des Comores (UDC). Au campus de Mvuni qui abrite la faculté des Lettres et Sciences Humaines et celle de Droit et Sciences Economiques, seules quelques niveaux ont fait cours. Pour les novices, la situation n’est pas bien digérée. Naylati, étudiante en première année de Lettres Modernes Françaises se plaint qu’en ce premier jour elle n’ait pas eu cours. « J’attendais ce moment, mon premier jour à la fac. Et là je viens, malgré les efforts, on m’annonce que les cours commenceront ‘’peut-être’’ en milieu de semaine », s’est-elle indignée.
D’un autre côté Daniel Abderemane, étudiant en Droit montre qu’il n’y a rien à se plaindre. Pour lui, les premiers jours sont toujours comme ça. « Même quand nous étions au collège ou au lycée, les premiers jours de la rentrée sont toujours difficiles », a-t-il expliqué l’air rassuré. Les retrouvailles s’annoncent difficiles bien que le Gouvernement ait pris ses responsabilités et tenu sa promesse d’accompagner l’institution et le Comité intérimaire de Gestion.
A l’Ecole de Santé située au site de la Corniche et qui abrite les Facultés des Sciences et Techniques et l’Ecole de Médecine et de Santé Publique (EMPS), les élèves ont fait cours en cette première journée. Une situation jugée déplorable par certains. « On n’a pas tous le même sérieux », a lancé un professeur de l’Ecole de Médecine. A l’IUT, l’administration aurait rappelé aux étudiants que les cours reprendront normalement jeudi. Quelle est l’origine de ce retard ? Personne n’est en mesure de répondre nous dit une source sous anonymat. Cette dernière explique que l’organisation a subi un mouvement de trouble notamment avec les élections du Président et la mise en place du Comité de Gestion qui essaie de redorer l’institution. « Ce n’est pas facile ce que l’on vit à l’UDC. La présidence intérimaire de huit mois a déstabilisé son bon déroulement. Et sans l’aide de l’Etat on y peut rien », nous a-t-il confié.
A.O Yazid
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