Les étudiants de l’Université des Comores (UDC) règlent difficilement leurs droits d’inscription. La semaine dernière, près de 300 d'entre eux étaient amassés devant le portail de la Société Nationale des Postes et des Services Financiers (SNPSF) pour régler leurs frais d'inscription. La date limite était fixée à hier, mardi 30 octobre.
Ahmed Rachad, étudiant en deuxième année à l’Université des Comores (UDC) suit la file d’attente à la Snpsf. Comme des centaines d'autres, dans le même cas que lui, il espère régler à temps ses frais d'inscription à l’Udc, la date butoir étant fixée au 30 octobre. « Depuis l’ouverture des comptes pour le paiement des inscriptions à la SNPSF, nous avons du mal à verser la somme. On se sent de plus en plus marginalisés », regrette-t-il.
Devant la file, sans fin, il pointe du doigt les guichets: « Un seul guichet pour plus de 1000 étudiants! Il est impossible de faire passer plus de 200 étudiants entre 10h et 13h00». A celui qui lui répond qu’un autre guichet a ouvert dans le deuxième bureau de la SNPSF, près de la Banque centrale, il dira: « Là-bas, c’est encore pire! Je suis là depuis 5h00 du matin et suis 105e sur la liste. Il est 10h00 heures et j'en suis encore là... ».
Seuls les dossiers de 300 étudiants devraient être reçus ce jour là. « Je ne suis pas sûr de passer aujourd’hui et demain, c’est la date limite », a regretté ce jeune qu'on a rencontré la veille soit lundi. Pour faire face à ces difficultés de paiement des droits d’inscription universitaires, Ahmed Rachad propose la décentralisation des services clientèles de la SNPSF. Ce dernier espère que le bureau ouvrira ses caisses dans les grandes villes comme Mbéni, Iconi, Mitsoudje ou encore Foumbouni, au niveau de Ngazidja, pour résorber le flux d’étudiants en attente, compte tenu du facteur temps.
Kamal Gamal (Stagiaire)
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC