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Enseignement supérieur / Le SNEUC lance un préavis grève

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Enseignement supérieur / Le SNEUC lance un préavis grève © : HZK-LGDC

Le Syndicat national des enseignants de l’Université (SNEUC) a, lors d’une Assemblée Générale extraordinaire, évoqué le gel du deuxième tour de l’élection du président de l’Université et la crise financière chaotique qui frappe l’institution. Un débat large de plus de 2 heures qui était fructueux. Pour les syndicalistes, « ce long débat n’a pas était inutile car les interventions, certes longues, mais ont opté pour les mêmes résolutions ».


Les soixante-cinq enseignants présents dans l’AG à l’Ifere ont conclu que « le gouvernement, nous tourne en bourrique ». Ces derniers promettent ne pas se laisser faire. Ce n’est pas la première fois que le SNEUC réagit contre les reports de l’élection à la présidente de l’institution, mais en aucun moment le déclanchement d’une grève n’a été envisagé. « Nous allons envoyer un préavis de 72 heures, si d’ici ces trois jours un calendrier pour le déroulement des élections n’est pas établi alors une grève se déclenchera automatiquement », lâche Hassane Youssouf, secrétaire général du SNEUC.

 

L’Assemblée exprime son regret de voir que tous les efforts fournis n’auront servi à rien. Dans ce contexte Hassane Youssouf explique qu’à la fin de l’année, ils n’y aura pas de validation de l’année universitaire en cours. « Il y’a des examens de deuxième session en cours. Ces derniers devront finir au plus tard samedi prochain et la conclusion est qu’il n’y aura ni correction ni validation de l’année jusqu’à ce que l’Université ait un président », prévient Hassane Youssouf.

 

L’institution universitaire est paralysée. Pour le syndicat, la situation actuelle est préoccupante raison pour laquelle le débat doit se durcir afin de faire réagir les pouvoirs publics. « Les autorités nous tournent en bourrique », insistent nos interlocuteurs qui disent ignorer et l’origine et l’aboutissement de cette « mascarade ». A la demande du ministère de tutelle, le comité électoral a siégé récemment pour établir un nouveau calendrier électoral, ce dernier a choisi trois membres dont le secrétaire général du syndicat et le conseiller juridique de l’Université qui a établi un calendrier électoral mais au moment où celui-ci devait-être validé, le président dudit comité était en mission à l’extérieur et n’avait pas désigné un intérim.

 

« Qui en profite de cette crise ? », se demandent les responsables du SNEUC. « L’adage dit que si l’on meurt, on n’a pas peur d’être enterré », annonce Hassane Youssouf. A comprendre ce syndicaliste, le corps universitaire n’a aucune crainte quant à la suite des évènements. « Nous avons étudié toutes les manèges des autorités. Nous n’avons aucune crainte… Si aujourd’hui nous sommes aculés à la grève, c’est que nous avons étudié toutes les solutions aux options des autorités », montre le secrétaire général.

 

Pour rappel, le premier tour de l’élection du président de l’Université a eu lieu le 7 mai dernier et le deuxième tour qui devait opposer Ahmed Ouledi à Abdoulhakim Mohamed Chakir une semaine après a été reporté pour des raisons non élucidées. Pendant toute cette période, le SNEUC s’est exprimé, toutefois ni le ministère ni le comité électoral de l’institution n’a réagi pour une sortie de crise rapide. Jusqu’où ira ce bras de fer ?

 

A.O Yazid

 


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