Encore une fois, l’intersyndicale des enseignants du public est montée au créneau devant la presse. Ce vendredi après midi, le bureau national du syndicat des enseignants comoriens annonce du secteur public a évoqué le déclenchement dans l’ensemble du pays « d’une série d’actions », sans les préciser, si « leurs revendications ne sont pas satisfaites ». L’intersyndicale réfute les accusations selon lesquelles elle aurait son candidat aux prochaines électorales.
Un arrêt des cours de 48 heures a été observé au début de ce mois de janvier. L’intersyndicale au cours d’une conférence de presse tenue ce vendredi après midi, a livré quelques éléments de réponse sur cet arrêt du travail des enseignants qui a eu lieu le 10 et 11 janvier dernier. « C’est un signal d’alerte envoyé à nos gouvernants », explique Moussa Mfoungouliyé Ali, secrétaire général de l’intersyndicale des agents de l’éducation nationale.
Pour lui les enseignants réclament plusieurs revendications dont les avancements et intégrations qui sont jusqu’à maintenant non satisfaites malgré le travail de contrôle et de vérification qui a été mené. « Mais rien n’est fait », se désole-t-il avant d’ajouter qu’il y a aussi le non paiement du reliquat du mois de mai 2017. Mfoungulie ajoute également la question de la retraite qui est pour eux « épineuse ». Selon lui toutes les revendications qui étaient à l’origine de l’arrêt de travail de la semaine dernière restent d’actualité. Et de prévenir les autorités que « si rien n’est fait, il y aura des actions dans les jours à venir ».
Le bureau de l’intersyndicale s’exprime sur une confusion au sein de l’opinion publique qui n’arrive pas à différencier entre un mouvement d’enseignements et le syndicat des enseignants. Ces derniers jours, un mouvement d’enseignants à caractère politique semble se manifester pour solliciter l’élection d’un candidat issu de leurs rangs lors des prochaines élections présidentielles et des gouverneurs. S’où la confusion entre ce regroupement le syndicat. « Ce n’est pas vrai. Les syndicats des enseignants sont apolitiques comme les militaires et autres catégories de fonctionnaires. Mais cela n’empêche pas un militaire ou un magistrat qui n’engage pas son corps de convoiter le pouvoir », précise-t-il.
Ibnou M. Abdou
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