Les obstacles techniques au commerce et les mesures sanitaires et phytosanitaires au centre d'une vidéoconférence organisée par le centre du commerce international en collaboration avec le Cadre intégré renforcé à la demande de la vice-présidence en charge de l'économie.
L’atelier s'est déroulé hier mercredi dans la salle de conférence du PNUD et s'inscrit dans le cadre du processus de l'accession à l'OMC (Organisation mondiale du commerce). Il a été animé depuis Genève par Khemraj Ramful, conseiller principal du centre du commerce international (ITC) et Victoria Simon, facilitation des échanges et politiques pour l'entreprise.
Les obstacles pour les échanges commerciaux sont nombreux, notamment l'absence des normalisations des normes des pays membres de l'OMC qui débouchent à des obstacles pour les exportations des produits. « 50% des difficultés des entreprises pour placer les produits dans les marchés sont liées aux exigences techniques », a indiqué Khemraj Ramful, conseiller principal ITC.
D'après lui l'accord « obstacles techniques au commerce » dont le champ d'application s'est limité aux produits industriels et agricoles, était jugé insuffisant pour éliminer les obstacles, raison pour laquelle il a fallu en rajouter l'accord sanitaire et phytosanitaire. Son objectif serait entre autres de minimiser les effets négatifs sur le commerce et empêcher les discriminations arbitraires ou injustifiables ou les restrictions déguisées.
Dans le cadre des Comores, le principal obstacle est non pas celui de la conformité des textes, il serait par contre d'ordre logistique notamment l'absence des laboratoires appropriés et dont le députe Ibrahim Mohamed Soulé avait suggéré l'appui technique et financier de l'ITC pour sa mise en place. A l'en croire, la certification des produits est un processus qui coûte cher aux pays qui nécessitent l'appui d'un partenaire. Et lui de citer le cas des Seychelles avec le concours du Japon qui a subventionné à coup des millions les structures de certification.
« Cet atelier s'inscrit dans le cadre de la stratégie de croissance accélérée et de la politique commerciale à travers son programme de renforcement des capacités, d’accès sur l'intégration régionale et internationale », a indiqué Abbas Mohamed, directeur du commerce extérieur à la fin du séminaire qui a duré un peu moins de deux heures. « Le résultat nous a permis de nous familiariser avec les mécanismes et outils pour comprendre les multiples problèmes auxquels le secteur privé fait face dans les échanges », a-t-il fait savoir.
M. Abbas espère que les principaux défis et les résultats attendus vont stimuler le commerce et améliorer l'accès aux marchés des produits comoriens. Et lui de recommander aux acteurs du secteur privé de suivre les cours en ligne régulièrement dispensés à la direction du commerce extérieur. « Il est nécessaire de cordonner les structures sanitaires et phytosanitaires, augmenter les activités, harmoniser les informations pour qu'elles soient accessibles au secteur privé », a-t-il conclu.
Maoulida Mbaé
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