La Gazette

des Comores

Energie / Mamwe, vers la fin du calvaire

Energie / Mamwe, vers la fin du calvaire © : HZK-LGDC

Devant de hautes autorités de l’Etat dont le ministre de l’Energie, Moustoidrane Abdou, celui de l’Intérieur, Mohamed Daoudou et celui des Finances, Said Ali Chayihane, la Mamwe (Société comorienne de l’eau et de l’électricité) a lancé officiellement les travaux de renforcement du réseau électrique. L’occasion pour la société d’annoncer la généralisation des compteurs à prépaiement sur l’ensemble du territoire comorien.


Avec le projet fonds Abu Dhabi, la Mamwe a reçu un financement de 4 milliards de francs comoriens pour la réhabilitation et l’extension du réseau électrique sur l’ensemble des trois îles. Pour le préfet du centre, Salim Mohamed Soilihi, ce grand pas de renforcement de la production d’électricité et de la puissance du réseau mérite une reconnaissance officielle. Ce dernier, enthousiaste, a rappelé les responsabilités de tout un chacun pour une pérennisation de l’électricité.

 

« Nous sommes tous les gardiens devant toute tentative de vandalisme que quiconque voudrait perpétrer sur un ouvrage de production et de distribution de l’électricité », a-t-il martelé. Une obligation de tout Comorien à l'en croire car durant ces dernières décennies, le pays a souffert en matière de courant électrique. Le message du préfet a donc été fort et frappant. A cet effet, il a montré que les autorités ne tolèreront aucun acte de tentative de fraude pour éviter que la société et l’ensemble de la population ne retombent dans le calvaire du passé.

 

Pour une sécurité parfaite de l’énergie électrique, Salim Mohamed Soilihi veut que chacun soit responsable et veille sur son voisin. Bacar Said Mdoihoma, directeur général de la Mamwe qui s’est félicité de l’allure qu’a pris la société ces deux dernières années garantit d’autres avancées dans les mois à venir. Ce dernier promet un renforcement des capacités du personnel pour une gestion efficace des projets à venir. « La Mamwe est aujourd’hui consciente de sa lourde responsabilité car désormais, nous avons le devoir de pérenniser ces investissements », lance-t-il.

 

« C’est ainsi qu’un plan de redressement de la société est en cours d’exécution avec comme point d’origine le renforcement des capacités de nos ressources humaines pour une meilleure appropriation de toute l’ingéniosité requise pour une gestion efficiente de la Mamwe », a-t-il poursuivi. Amélioration du système de facturation, de recouvrement, des recettes et la mobilité considérable des agents techniques traduisent de cette volonté. Avec un financement de 4 milliards de francs comoriens, la société se doit de faciliter l’accès à l’électricité pour tous en améliorant la puissance de son réseau de distribution.

 

Le patron de la société promet que dans un futur proche, avec l’arrivée des groupes électrogènes au Fuel lourd, le projet hydraulique à Anjouan et le projet solaire, les Comores devraient s’auto-suffire en énergie. Une production actuelle évaluée à 24h/24, une facturation dépassant 70%, des recouvrements allant à 80% et une augmentation de recettes atteignant 92%, la Mamwe espère qu’avec la nouvelle campagne d’harmonisation des compteurs à prépaiement, la commercialisation sera adéquate. Un an après la signature du projet entre le ministre des Finances et le Fonds Adu Dhabi d’un projet de 4 milliards de francs comoriens, le coordinateur explique que le projet sera réparti en deux.

 

D’abord la réhabilitation de réseau puis celle de la production avec plus de 200 transformateurs, 800 poteaux et plus de 4000 km de câble. Ce dernier laisse comprendre que la Mamwe se doit d’installer 2 nouvelles centrales de 12 Mégawatts chacune pour Anjouan et Ngazidja et un autre projet de solaire pour Mohéli. Pour sa part Moustoidrane Abdou a recommandé à la société de faire en sorte que toute la population ait accès à l’électricité à coût réduit pour accompagner la progression du pays vers l’émergence.

 

A.O Yazid

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.