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Energie / La Ma-mwe va-t-elle tenir son pari

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Energie / La Ma-mwe va-t-elle tenir son pari © : HZK-LGDC

La Ma-mwe va-t-elle pouvoir pérenniser la distribution régulière de l’électricité à l’ensemble des régions de l’île de Ngazidja ? Comment va-t-elle assurer le recouvrement des factures et prévenir les fraudes ? Telles sont quelques-unes des questions qu’une grande partie de l’opinion se pose. Il y a un an, les autorités estimaient que les fraudes et branchements sauvages causaient des dommages considérables. Un manque à gagner de 10 millions par jour et une perte technique dans la production de 40%.


Le gouvernement a fait le nécessaire et a mis les moyens pour y parvenir. 7 milliards de fonds propres, investis pour une nouvelle centrale en vue de sortir le pays de l’obscurité. Les groupes électrogènes sont opérationnels, la société Ma-mwe devrait se pencher sur les problèmes de recouvrement. Une condition pour pouvoir honorer ses échéances financières, notamment auprès du fournisseur de carburant, la société comorienne des Hydrocarbures. Si tout le monde se réjouit de la régularité dans la distribution de l’électricité sur l’ile de Ngazidja, nombreux sont ceux qui se posent des questions sur les capacités de la Ma-mwe dans la gestion de son réseau.

En 2008, la société s’était aventurée dans un système de facturation mensuelle et estimative. Un choix difficile à mettre en œuvre, abandonné un an plus trad. Quelques mois après, Ma-mwe a opté pour les compteurs à carte. Près de 8.000 compteurs installés. Plus besoin d’agent pour le prélèvement, l’envoi des facture ou pour couper les lignes des mauvais payeurs. La société avait trouvé le meilleur moyen de rationnaliser la distribution de l’électricité.

Mais voilà, dans les régions périphériques, la Ma-mwe est encore au prélèvement des index sur les compteurs. A Ngazidja, sur plus de 40.000 abonnés, plus de 13% seraient des fraudeurs et le nombre de mauvais payeurs s’élèveraient, estime-t-on, à 5.000. En 2015, Sitti Kassim, alors ministre de l’énergie estimait que les dommages s’élevaient à 10 millions par jour et la perte technique dans la production était de 40%.

Cette dernière avait notamment invité les maires et les a exhortés de soutenir la société industrielle de production et de commercialisation de l’électricité.

Depuis les suspensions des contractuels les antennes régionales de la Ma-mwe craignent de ne pas pouvoir lutter contre la fraude et assurer le recouvrement.   

« Les agents suspendus sont ceux qui assuraient les recouvrements dans les villages de la région. Ce sont des techniciens qui ont acquis de l’expérience, ils prévenaient les vols de l’électricité produite et les branchements frauduleux », a soutenu un des chefs d’antenne qui a requis l’anonymat. Selon lui, c’est le moment de « renforcer le dispositif anti-fraude » et « durcir les sanctions pour prévenir les vols et les irrégularités de paiement ». « Suspendre ces agents, c’est réduire notre capacité d’intervention », a-t-il fait observer. Le chef d’antenne estime aussi que ces agents poussés à la porte, peuvent de l’extérieur, agir contre les intérêts de la Ma-mwe en aidant les fraudeurs, par exemple.

Pour tenir le pari de la distribution régulière de l’électricité, le comité de direction mis en place se doit de prendre des nouvelles mesures pour pérenniser les acquis du directeur sortant. Ce dernier a réussi, tant bien que mal, à améliorer la santé financière de l’établissement. L’assainissement des charges par la suspension des contrats et des stages, ne suffira pas ! Une politique efficace de recouvrement doit suivre pour que la société arrive à tenir son pari.

 

A.A. Hamdi

 

 

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Commentaires (1)

  1. Boinali:
    09/02/2017 à 06:19 AM

    Mamwe doit se détacher de la commercialisation et de l'eau. Elle doit seulement produire et distribuer. Un compteur à carte ne peut pas interdire le vol. Il est sera interessant d'ouvrir une société pour l'eau. A chaque sortie d'un transformateur Mamwe place son compteur. Le village, la région, une société s'arrange à commercialiser le courant. Mamwe peut commencer avec des villages pilotes où le vol est réputé. Des avantages : moins des charges pour payer des agents, plus de voitures pour effectuer des visites incessantes aux abonnés, plus de vols. Par exemple, Elmaarouf a son transformateur et son compteur, Mamwe connaît à tout instant la consommation. Le service technique de l'hôpital vérifie régulièrement sa ligne car de fois, certains riverains volent. En France plusieurs opérateurs vendent de l'électricité alors que EDF est le producteur.