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des Comores

Energie / Fioul lourd, une énergie moins coûteuse en perspective

Energie / Fioul lourd, une énergie moins coûteuse en perspective © : HZK-LGDC

La société comorienne de l’Eau et de l’Electricité (Mamwé) construit une centrale de 18 Mégawatts au Fioul Lourd (FOL). Un nouveau moyen, selon les dirigeants, de réduire le coût du Kilowatt (kW) d’énergie électrique et de faire des économies au sein de la société qui dépense 80% de ses revenus pour se procurer le Gazole.


Investir beaucoup pour produire beaucoup, c’est le principe majeur de la mise en place du projet de Fioul Lourd par la Mamwé. Un produit qui ne se différencie pas trop du gazole selon Hassani Adili, le coordinateur du projet. Ce dernier salue l’engagement du gouvernement et explique qu’il est important que les Comores diversifient la production en énergie électrique. « Le fioul lourd est une énergie parmi tant d’autres que les Comores vont exploiter. Ce dernier va nous servir d’énergie de base et le gazole et les autres sources serviront d’énergie de point », explique Hassani Adili, avant de poursuivre que « les énergies renouvelables sont une tendance mais cela n’a rien de fondé car on les appelle des énergies intermittentes, qu’on ne peut pas contrôler. Et même pour les avoir, il faut des conditions et des normes pour un parfait équilibre énergétique ».

 

Pour ce qui est des conséquences de cette source, le coordinateur du projet explique que les Comores mettront tous les moyens pour utiliser la meilleure qualité qui sera non polluante. « Ce qui détermine la qualité du fioul lourd, c’est la teneur en soufre qui varie de 0.5 à 4% », démontre Hassani Adili. Il existe différentes qualités de fioul lourd et cela en pourcentages variés. Du fioul lourd à très basse teneur en soufre (TTBTS), taux inférieur à 0.5% au fioul domestique avec une teneur supérieure à 4%. Le chantier est en phase de construction, raison pour laquelle, le coordinateur du projet n’a pas donné plus détails sur la qualité qui sera utilisée. Il espère que le gouvernement réagira au moment opportun pour être dans les normes et pour la protection de l’environnement. Selon lui, avec les avancées technologiques, les 20 mégawatts que produiront les Comores « n’auront pas de risque de pollution à haut niveau » comparé à ce que d’autres pays occidentaux produisent.

 

Ce dernier laisse entendre que la meilleure politique à mettre en place pour une bonne gestion du projet, c’est d’améliorer les compétences du personnel. « Si aujourd’hui, nous avons bénéficié de ce projet, c’est parce que nous avons présenté toutes les prérogatives pour protéger l’environnement, il faut à présent que le personnel ait une formation en la matière pour une bonne gestion de la source », a-t-il lancé.

 

Pour sa part, la cheffe de la communication de la société, Mohamed Ali Charifa montre que la mise en place de ce projet de fioul lourd devrait permettre à la société de faire des économies car 80% de charges de la Mamwé vont à l’achat du gazole et que malgré tout « elle vend à perte » son énergie. Raison pour laquelle la société se doit de mettre en place une nouvelle source d’énergie qui permettrait de réduire le prix du kW. A Mohéli, la société met en place l’exploitation de l’énergie solaire et l’hydraulique à Anjouan pour plus d'économies à les en croire, et « amoindrir les coûts ». Questionnée sur le coût du kW actuel, la directrice commerciale n’a pas voulu donner plus de précisions sans l’avis du directeur général.

 

A.O Yazid

 

 


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