Comme tous les pays musulman du monde, l’Union des Comores a célébré la nouvelle année hégirien. Il s agit de l'an 1443, depuis que le prophète de l’islam a émigré de la Mecque vers Yathrib devenu aujourd’hui Médine.
Pour fêter la nouvelle année musulmane, plusieurs activités religieuses ont été organisées dans l'ensemble du territoire national. Tout a commencé à l’aube après la prière par la Doua'a récitée chaque début de l'année. Un événement qui s’est déroulé dans toutes les grandes mosquées de vendredi des Comores. A Mkazi, à quelques kilomètres de la capitale, l’imam a prêché sur le respect des mesures barrières contre la Covid-19. Même sujet à Singani, dans la région de Hambou. On prie pour la disparation de cette maladie dans le monde et en Union des Comores. « Aucun développement ne se fera en présence du Coronavirus », rappelle l’imam de ce village. Par contre à M'beni, chef lieu de Hamahamet, Dr Abdoulhakim Mohamed Chakir reste sur la fraternité. Dans la région d’Itsandra, à Bahani, le Fundi a insisté sur le rassemblement et l’unité du pays. Cela s'est déroulé avant le fameux défilé qui, généralement, rassemble les élèves des écoles coraniques.
La veille, dans la nuit du lundi à mardi, a eu lieu la traditionnelle cérémonie officielle à la place de l'indépendance. Ici, plusieurs discours ont été prononcés à cette occasion en présence d'une foule nombreuse malgré la restriction en cette période de Covid. Apres avoir frôlé le sujet d’immigration (les causes, conséquence, quand, comment et pourquoi) du prophète de la Mecque a Médine, Fundi Ali Hadhj, au nom du mufti de la République (en mission à l’extérieur) appelle les comoriens être ensemble puisque le pays n'appartient à personne.
Le chef de l’Etat a quant à lui évoqué le début d’une nouvelle année qui est une période de bonnes résolutions. Ainsi il a saisi cette occasion pour assurer à nouveau sa détermination à continuer l’œuvre engagée pour consolider la paix, la sécurité et la cohésion nationale ainsi que son attachement à un dialogue constructif et un climat politique apaisé. « Nous devons privilégier l’intérêt supérieur de notre pays et redoubler de vigilance, pour que plus jamais, notre pays ne retombe dans le cycle du mercenariat, de la déstabilisation ou du séparatisme », insiste le président Azali Assoumani. Le chef de l’Etat appelle tout le monde à œuvrer davantage, pour renforcer la démocratie, la stabilité, l’alternance pacifique et l’état de droit. « C’est pourquoi, je voudrais que nous fassions de l’an 1443 de l’Hégire qui commence, l’année du renforcement de l’unité et de la cohésion nationale, de la paix, de la sécurité et de la stabilité, qui sont les conditions du développement et de l’émergence de notre pays d’ici 2030, comme nous en avons l’ambition. Je compte sur vous, mes chers compatriotes, comme vous pouvez compter sur moi », conclut-il.
Ibnou M. Abdou
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