L’annulation des élections du président de l’Université par le ministre de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche ne cesse de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Le Sneuc (syndicat national des enseignants de l’université de Comores) a été reçu par le ministre après dix jours depuis le report. Pour le syndicat il s’agit d’un suspens qui met l’université en crise.
« Le ministre nous a reçu cela fait presque une semaine et il avait promis que d’ici demain une lettre annulant la première sera rédigée pour permettre l’organisation et le déroulement du deuxième tour des élections », avance Hassane Youssouf, le secrétaire général du Sneuc. Les syndicalistes sont pessimistes sur le sort de cette affaire. Ces derniers disent craindre une situation explosive pour l’institution.
Pour parvenir à une solution préventive, Hassane Youssouf et ses collègues organisent une assemblée générale demain, jeudi 24 mai. « Cette assemblée doit nous permettre d’évaluer toutes les prérogatives et se préparer à toute alternative possible. Et s’il faut passer à un plan B, qu’on soit prêt », explique le Sg du Sneuc. M. Hassane explique que le débat sur les élections de la présidence de l’UDC est dépassé.
Après discussion du bureau élargi du syndicat, bureau élu et représentants des différentes sites, ces derniers montrent que l’organisation d’une assemblée générale est cruciale car « si on se concentre sur le vif du sujet, on voit qu’on veut à tout prix lever l’autonomie à l’Université, bafouer les textes et le mettre sous tutelle. Et pour éviter cela nous allons trouver la manière de sauver l’institution », s’indigne-t-il.
« Un affront, un mépris» c’est comme ça que le syndicat caractérise la décision du ministre. Donc pour eux cette assemblée devra permettre de mettre en place des actions pour éviter que l’Université soit mise sous tutelle. Hassane dit avoir évalué toutes les conséquences et estimé les risques possibles dans la stratégie adoptée par le ministère. Mais ce dernier affirme que l’ensemble des enseignants a usé d’un tempérament de sagesse afin d’éviter une confrontation entre les deux camps car aucune division n’est constatée mais au contraire chacun des deux candidats et de leurs sympathisants disent être lésés.
« Et devant cette situation, notre mission est de sauver l’institution », a-t-il lâché. Pour conclure, Hassane Youssouf explique qu’une décision peut tomber à tout moment de la part du ministère mais en attendant le syndicat se tient prêt.
A.O Yazid
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