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Education nationale Anjouan part en grève, Ngazidja donne 3 jours de sursis au gouvernement

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Education nationale Anjouan part en grève, Ngazidja donne 3 jours de sursis au gouvernement © : HZK-LGDC

Le syndicat national des agents de l’éducation a été reçu par le gouvernement pour au sujet de l’évolution de la situation. Il annonce qu’ils vont accélérer le processus. Toutefois, l’intersyndicale menace d’observer un arrêt de travail de 48 heures si les autorités n’accélèrent pas le processus à Ngazidja, tandis qu’Anjouan part en grève dès ce lundi.


Depuis le mois de novembre dernier, le syndicat national des agents de l’éducation est entré en négociation avec le gouvernement sur la question des avancements, des intégrations et des reliquats. Un rapport a été établi et il ne restait plus que l’informatisation de la nouvelle situation qui devrait se faire dans les autres îles. Mais les travaux se sont heurté au blocage du directeur général de la Fonction publique qui a freiné le processus pourtant approuvé par le conseil des ministres.

Samedi dernier, l’intersyndicale s’est entretenu avec le porte-parole du gouvernement et a montré la volonté du gouvernement à appliquer la convention. Face à cette situation, l’intersyndicale regrette l’attitude du directeur de la FOP et exprime ses inquiétudes. Elle menace en retour d’observer un arrêt de travail si le processus ne s’accélère pas. « Le gouvernement nous a assuré qu’ils vont faire avancer les choses. On est d’accord. Mais si d’ici le lundi, tout n’a pas été résolu, nous allons observer un arrêt de travail de 48 heures », déclare Moussa Mfoungoulie, le secrétaire général de l’intersyndicale.

De l’autre côté, la section régionale d’Anjouan a annoncé qu’ils vont partir en grève dès ce lundi. Et le seul moyen de retourner dans les classes reste la convention signée avec le gouvernement et approuvée par le conseil des ministres. « On avait prévenu l’Etat si d’ici mi-avril, notre situation n’a pas été réglée, nous allons partir en grève. Et c’est Anjouan aujourd’hui qui ouvre le bal », poursuit-il, avant de préciser que « ici à Ngazidja, nous allons donner un peu de temps au gouvernement avant de réagir. Mais ça ne va pas tarder ».

Dans l’état actuel des choses, l’intersyndicale dit vouloir des actes. Et elle se dit prête à faire des concessions pour la recherche d’une solution. « Si on ne voit pas une réaction de leur part après l’arrêt de travail, nous irons rejoindre nos collègues d’Anjouan en grève illimitée. La seule raison qu’on retourne en classe, c’est quand les travaux auront commencé et qu’on puisse être payé le mois de mars avec la nouvelle grille ». L’intersyndicale a montré qu’ils ont tout fait pour ne pas arriver à ce stade. Mais l’on garde espoir que le gouvernement va se remuer et accélérer les choses pour éviter une perturbation à quelques semaines des examens de fin d’année.

 

Mohamed Youssouf


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Commentaires (1)

  1. KARIHILA Mohamed:
    17/04/2017 à 10:05 AM

    Après lecture de votre article concernant les agents de l'éducation, dans lequel vous avez souligné les regrets de l'intersyndical sur "l'attitude du directeur de la FOP" bloquant si je vous ai bien compris, la mise en oeuvre des décisions du gouvernement, je suis surpris de découvrir ce genre de comportement dans un pays qui ne cesse de se vanter des valeurs démocratiques. Est-il possible en ce début du troisième millénaire que le directeur de la fonction publique refuse d'appliquer la décision du gouvernement ? Je vous serais reconnaissant de vouloir me fournir quelques explications.