48 heures après l’appel du gouvernement, l’intersyndicale entend continuer la grève jusqu’au paiement de leurs avancements et intégrations. Elle qualifie même de mensongères les récentes déclarations des autorités.
L’intersyndicale des agents de l’éducation campe toujours sur leur position. Hier lundi, ils ont été reçus par le ministre de l’éducation nationale pour trouver une solution à la grève qui dure déjà plus de deux semaines. Mais ils restent fermes tant que leurs avancements et intégrations ne sont pas pris en compte dans le paiement de leurs salaires. « On entend beaucoup de choses. Mais tout ce qu’a dit le gouvernement n’est pas vrai. On attend qu’on nous paie nos avancements et intégrations », déclare Moussa Mfoungoulie, le secrétaire général de l’intersyndicale joint par La Gazette des Comores.
Samedi dernier, le gouvernement avait annoncé le paiement des reliquats à hauteur de 405 millions et appelé les enseignants à reprendre le chemin de l’école. Mais ces derniers ne veulent rien entendre. « On va continuer notre mouvement de grève jusqu’à avoir gain de cause », poursuit-il.
De son côté, le ministère de l’éducation continue toujours les pourparlers avec les parties prenantes pour essayer de résoudre cette crise. A la sortie de cette rencontre, le ministère de l’éducation et la direction de la fonction publique maintiennent toujours l’idée d’effectuer des vérifications pour pouvoir payer ces avancements et intégrations, comme le souhaite aussi le ministère des finances.
« On ne peut pas payer à l’aveuglette lorsqu’on sait qu’il y a des fantômes ou bien des doublons, lâche le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale. Le contrôle est vraiment nécessaire ». Une autre rencontre avec l’intersyndicale des agents est prévue dans les jours à venir.
Mohamed Youssouf
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