Après deux semaines de grève des enseignants, le gouvernement appelle ces derniers à mettre fin à la grève. Les autorités affirment avoir tenu leurs engagements et qu’ils ne restent que des travaux techniques sur les avancements et intégrations.
Les enseignants ont déclenché un mouvement de grève depuis le 24 avril dernier. Après deux semaines, ils disent maintenir leur grève et que rien n’avait changé. Au niveau du gouvernement, le ministre de l’intérieur assurant l’intérim du ministre de l’éducation, en présence du ministre des finances et du commissaire à l’éducation de Ngazidja, a assuré devant la presse samedi dernier, que les autorités ont respecté leurs engagements.
Ils appellent l’intersyndicale des agents de l’éducation à mettre fin à la grève et reprendre le chemin de l’école. En premier lieu, le gouvernement a accepté de payer les reliquats réclamés par les enseignants. « Un travail remarquable a été fait sur les reliquats et on a accepté de les payer sans poser de problème. Et là on parle de 405 millions de francs comoriens », avance Mohamed Daoudou, le ministre de l’intérieur.
Concernant, les avancements et intégrations qui sont le principal point d’achoppement, le porte-parole du gouvernement a montré qu’il y a des problèmes techniques et juridiques à corriger. Même une rencontre avec l’intersyndicale avait eu lieu la semaine dernière pour trouver une solution à ces problèmes. « On ne peut pas payer ces avancements et intégrations à l’aveuglette car on sait qu’il y a des erreurs. Un travail en profondeur doit se faire et ne peut se faire qu’avec l’appui du syndicat national des agents de l’éducation », poursuit-il, avant de préciser que « le syndicat doit faire vite car le travail doit s’achever avant le 15 mai pour pouvoir bénéficier leurs droits dès le paiement du salaire mois d’avril ».
Le gouvernement regrette toutefois le comportement de l’intersyndicale l’accusant de n’avoir pas respecté ses engagements. Loin de là selon le ministre des finances. « Si on fait les choses, on doit bien les faire. Sur les avancements, on trouve des personnes qui ne doivent pas être avancées et qui se retrouvent aujourd’hui au plafond, ou bien d’autres qui devraient être avancés et qu’ils n’ont rien obtenu. Et c’est ce problème qu’on veut résoudre », déclare Said Ali Said Chayhane, le ministre des finances avant d’ajouter que « ce travail peut nous permettre aussi d’éviter les doublons ». En commun accord, les autorités demandent la fin de la grève et restent ouvertes à toutes négociations.
Mohamed Youssouf
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