La Gazette

des Comores

Education: La rentrée scolaire reste incertaine

  •  
  •   admin
Education:  La rentrée scolaire reste incertaine © : HZK-LGDC

Le ministère de l’éducation nationale vient de publier le calendrier de la prochaine rentrée scolaire. Mais l’intersyndicale des agents de l’éducation menace de partir en grève si le salaire du mois de mai n’est pas versé ainsi la mise en place de la commission mixte pour le lancement des travaux sur les avancements et intégrations.


L’intersyndicale des agents de l’éducation a donné sa position sur la rentrée scolaire 2017-2018. Elle menace de boycotter la rentrée si l’Etat ne verse pas le salaire du mois de Mai (bloqué pour motif de grève) et si la commission mixte pour le démarrage des travaux sur les avancements et intégrations n’est pas mise en place. Sur ces deux points, les enseignants restent catégoriques. « On attendait ce moment car le gouvernement a tout fait pour qu’on reprenne les cours après un mois et demi de grève. Et aujourd’hui, à part les reliquats, on n’a rien obtenu, lance Moussa Mfoungoulie, le secrétaire général de l’intersyndicale des agents de l’éducation. Un reliquat qui reste aujourd’hui incomplet car les enseignants de l’ile d’Anjouan n’ont pas perçu celui de janvier 2014 ».

L’intersyndicale se dit toujours disposée à toutes tentatives consistant à trouver une solution pour effectuer la rentrée selon le calendrier établi par le ministère de l’éducation nationale. « Nous tenons à faire savoir aux parents d’élèves et aux élèves qu’on n’y est pour rien dans cette situation. Ce sont les gouvernants qui ne tiennent jamais leur promesse. Si d’ici le 25 septembre prochain, rien n’est fait, il n’y aura pas de rentrée», poursuit-il.

L’intersyndicale reste convaincue que les autorités de l’Etat cherchent à diviser leur mouvement par le fait qu’ils ont payé seulement les enseignants mohéliens le salaire de mai. « On était tous partis en grève et l’Etat avait promis d’abandonner toutes sanctions contre nous. Aujourd’hui, on s’aperçoit que dans les actes c’est le contraire. A titre d’exemple, ils ont payé seulement l’île de Mohéli le salaire du mois de Mai et non Ngazidja et Ndzouani. Une façon de fragiliser notre mouvement », dit-il. Et lui d’ajouter que « ca ne va pas nous empêcher d’aller jusqu’au bout ». Cette fois, ils promettent de ne plus commettre l’erreur de rentrer et poursuivre les négociations.

 

Mohamed Youssouf


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)