L’intersyndicale des agents de l’éducation ont annoncé samedi dernier qu’ils partent en grève illimitée. Le secrétaire général du syndicat a déclaré que les revendications n’ont toujours pas été satisfaites.
Ce n’est une surprise pour personne. L’intersyndicale des agents de l’éducation nationale vont partir en grève illimité dès ce lundi 24 avril. Les enseignants des lycées, collèges et écoles primaires ainsi que le personnel administratif vont devoir rester chez eux. Et aujourd’hui, ils ne veulent pas qu’on leur endosse la responsabilité. « Jusqu’au jour d’aujourd’hui, rien n’a évolué. Les arrêtés qui devaient amener la commission à travailler ne sont toujours pas signés. On ne constate aucune volonté du gouvernement à respecter ses engagements », déclare Moussa Mfoungoulie, le secrétaire général de l’intersyndicale des agents de l’éducation.
Les enseignants restent persuadés que le travail qui n’est pas fait depuis des mois ne peut pas être fait dimanche. Et ils appellent les parents d’élèves et les élèves à les comprendre. « Cela ne nous enchante pas de partir en grève. Mais on ne peut rester les bras croisés et laisser les autorités nous marcher dessus. On doit leur montrer qu’on peut pousser un cri », poursuit-il, avant d’ajouter que « les comoriens ont pris l’habitude de dire que les enseignants sont toujours les responsables. Pas cette fois. On a fait toutes les concessions possibles pour trouver un terrain d’entente. Tout ce qui va arriver aujourd’hui, la responsabilité revient aux autorités de l’Etat ».
L’intersyndicale de l’éducation avait multiplié les rencontres avec les autorités pour trouver une solution. Et depuis mardi ils avaient entamé un arrêt de travail de 48 heures en attendant un geste du gouvernement. « Le conseil des ministre du mercredi dernier n’a rien décidé à ce sujet. Alors on est obligé de réagir », avance le secrétaire général. Aujourd’hui, ce sont les enseignants d’Anjouan, de Mohéli et de Ngazidja qui partent en grève et menacent de ne pas reprendre le chemin de l’école tant que leur nouvelle situation administrative n’est pas réglée, notamment la grille indiciaire et les avancements gelés depuis belle lurette.
Mohamed Youssouf
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.