La Gazette

des Comores

Education / Les enseignants du lycée de Moroni observent un arrêt de cours de 72 h

  •  
  •   admin
Education / Les enseignants du lycée de Moroni observent un arrêt de cours de 72 h © : HZK-LGDC

Les enseignants du Lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni observent depuis hier lundi un arrêt de cours de 72h suite à l’interpellation de leur proviseur samedi dernier. Ils sont jugé irresponsable l’acte de la brigade anti-fraude de la Ma-mwé.


p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px 'Times New Roman'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px 'Times New Roman'; min-height: 15.0px}

Le proviseur du Lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni a reçu les enseignants pour leur expliquer son passage à la gendarmerie de Moroni. Après cette rencontre, les enseignants ont décidé d’aller voir le vice-président en charge de l’énergie pour montrer leur inquiétude face à cet acte. Mais il n’était pas là. « On reconnait la faute de l’établissement d’avoir utilisé de l’électricité frauduleusement, mais quand même c’est le proviseur du Lycée de Moroni. Il a passé une journée à la gendarmerie et n’a pas pu faire son travail. On trouve cela irresponsable de leur part », avance un enseignant du Lycée. 

Les enseignants du Lycée de Moroni veulent être comparés comme les autres établissements publics. Bénéficier d’un quota d’électricité. « Normalement on devrait avoir un quota comme les entreprises publiques », précise-t-il, avant d’ajouter que « ici au lycée on a des photocopieurs, des imprimantes et autres équipements fonctionnant à l’électricité. Est-ce qu’une recharge de 5000 FC suffira à nous alimenter ? ». 

De son côté, Moussa Mfougoulié, le secrétaire général de l’intersyndicale a parlé d’une situation d’insécurité suite à cet acte de la Brigade anti-fraude. « Aujourd’hui, c’est le proviseur du Lycée qui a été interpellé, demain ça peut être nous », dit-il. Pour rappel, dans cette affaire de fraude au Lycée de Moroni, le proviseur s’était engagé samedi dernier à payer les 800 000 FC avec l’autorisation du commissariat à l’éducation de l’île de Ngazidja. Mais on apprend par la suite que le ministre de l’intérieur serait intervenu pour régulariser la situation entre la Ma-mwé et le Lycée de Moroni. 

 

Mohamed Youssouf 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)