Une semaine après sa nomination au ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Salim Mahamoud a rencontré les responsables des établissements publics et privés hier, au Lycée de Moroni. Une réunion satisfaisante selon les directeurs rencontrés sur place.
Salim Mahamoud est le nouveau ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Pour sa première apparition publique, il a choisi les chefs des établissements scolaires publics et privés. Une réunion d’une quarantaine de minutes qui a permis au tout nouveau ministre de proposer des solutions aux crises que traverse l'enseignement, du premier cycle en particulier (primaire, collège et lycée).
Pendant cet entretien, Mr Salim a promis que la rentrée 2018-2019 aura bien lieu selon le calendrier établi par son prédécesseur. Des propos que saluent les chefs d’établissements présents notamment celui du Groupe Scolaire Mtsachiwa et celui de l’Ecole primaire de Mkazi. « Depuis ma prise de fonction, j’ai rencontré les différentes directions de l’éducation pour m'enquérir de la situation autour du cas du mois de Mai 2017 car cela est lié à la rentrée. Il était de notre devoir de nous renseigner et malgré le paiement de 70% des arriérés des enseignants, ces deniers ne remplissent toujours pas leur mission », s’est-il exprimé.
Ce dernier a promis à l’assistance qu’une solution sera trouvée rapidement afin de sortir de « cette situation qui bloque le secteur » depuis bientôt 6 mois. Le ministre dit reconnaitre que chaque fonctionnaire a droit à un avancement et pour éviter les grèves répétitives, il a sollicité le syndicat pour reprendre le chemin des classes dans le respect du calendrier national en attendant le paiement des 30% restants en 2 tranches. Selon le ministre, le syndicat aurait promis de remplir les bulletins et de rattraper les retards en 72 heures seulement après paiement du reliquat de mai. Salim Mahamoud regrette les propos des enseignants et considère que « le syndicat a pris l’éducation en otage ».
Le ministre assure que pour trouver une solution aux crises, plusieurs pistes sont envisageables. La gestion de la masse horaire, la formation pédagogique des enseignants, le comportement des élèves au sein des établissements et d’autres choses à améliorer. « Notre mission principale, c’est de discipliner l’éducation et de faire en sorte qu’il n’y ait plus de grève », a-t-il insisté. « Nous demandons aux chefs d’établissement du privé et du public d’envoyer d’ici le 20 septembre prochain le quota d’enseignement qui est réparti selon le niveau enseigné et le principe de l’école (21 heures pour le collège et 18 heures pour le lycée en moyenne) », a-t-il poursuivi.
Concernant les falsifications des documents, le ministre a promis de ne ménager aucun effort pour appliquer les sanctions selon la loi. « Je me suis entretenu avec le service des examens, ONEC, et je leur ai recommandé d'être intransigeants avec tous ceux qui auront falsifié leurs dossiers! ». Une allusion au récent cas de la jeune fille interpellée par l’Office national des examens. Selon nos confrères d’Al-watwan, alors que la jeune femme espérait certifier son baccalauréat, « le diplôme de la jeune fille comportait un numéro déjà attribué à une autre personne". Le numéro appartenait à un certain Soifouani Mahamoud, qui a obtenu lui son bac en 2014, à en croire les bases de données de l’Onec.
A.O Yazid
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