De toutes les composantes de l’Université des Comores, l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) est la seule qui semble aller mieux. Avec pleins de projets de rénovation des bâtiments, la projection dans un futur proche pour la construction des laboratoires, l’implantation de la pédagogie numérique et autre, l’IUT vise loin. Pour le directeur de l’institution, Monsieur Ahmed Bacar l’objectif est d’en faire un pôle d’innovation.
48 heures après la finalisation du projet « un étudiant, une tablette » de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) financé par la Banque Mondiale à travers le projet RCIP4 et qui vise à « lutter contre la fracture numérique et de donner les possibilités aux étudiants de profiter de la disponibilité des services de la nouvelle technologie », l’opinion félicite Ahmed Bacar, directeur de l’IUT. Pour sa part, il porte sa fierté et se dit satisfait d’avoir réussi à cette mission. Dans un entretien avec La Gazette, le directeur de l’IUT passe en détail ses projets et affirme sa volonté de vouloir faire de cette composante de l’Université des Comores « un pôle d’innovation ».
« Et on y croit car cela est possible voire même faisable », affirme Ahmed Bacar qui montre que la différence de ce projet avec les autres bénéficiaires du projet RCIP4, c’est que c’est l’IUT qui est allé demander lui-même le financement. « Il y’a une différence entre une chose qu’on t’a donné et une autre que tu es allé chercher », explique-t-il en affirmant que « l’IUT est éligible dans ce genre de projet ».
Pour la réalisation de ce projet qui est arrivé à sa fin, le directeur se félicite et laisse exploser sa joie. Pour une première phase du projet qui est soumis depuis 2016, l’IUT a reçu 40 tablettes pour une expérimentation sur un total de 400 tablettes pour la totalité du projet. « Nous avons reçu le premier volet de 40 tablettes que nous avons expérimenté avec le département informatique. Et cela a donné des réponses positives », avance-t-il. Pour lui, la mission actuelle est de voir comment développer les contenus qui permettront aux utilisateurs de comprendre leur importance. « Elles serviront de sources de documentation, pour les étudiants en génie informatique ; elles vont leur faciliter le travail de programmation, etc », renchérit-il avant d’expliquer que « avec ces outils, il y’a la rapidité de travailler et éviter la fuite des données et se familiariser avec l’outil informatique ».
Ahmed Bacar annonce qu’avec leurs partenaires dont l’Union Européenne, l’Ambassade de France et la Banque Mondiale, plusieurs projets sont en en cours. Regrettant la capacité d’accueil dont souffre la composante, le directeur affirme que cela reste sa priorité. D’où la réhabilitation et la construction de 4 salles dont 2 laboratoires. Le directeur de l’IUT affirme avoir réalisé dès son premier mandat entre 51 à 55% de son plan stratégique et dit avoir « des projets ambitieux » pour l’Institut. « On est parti de loin et je peux vous assurer que je suis fier du travail que j’ai réalisé avec mes collaborateurs », se réjouit celui qui précise privilégier beaucoup plus les formations techniques. « Nous voulons former des vrais acteurs avec beaucoup de facilité », lance-t-il. Pour Ahmed, viser l’excellence cela a un coût et des sacrifices. Faire du numérique est l’objectif que de celui qui prétend briguer un autre mandat à la tête de l’IUT.
A.O Yazid
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