Au total 41 enseignants se trouvaient en formation depuis le 28 mars dernier. Une formation qui consistait à renforcer les capacités de ces derniers sur les classes des enfants déscolarisés et non scolarisés.
Le ministère de l’éducation nationale et le commissariat à l’éducation de l’île de Ngazidja avec l’appui de l’UNICEF ont organisé une formation sur le renforcement des capacités destinée aux enseignants des classes des enfants déscolarisés et non scolarisés (EAC). La formation concerne aujourd’hui 41 enseignants pour une amélioration de la préparation et la tenue des classes. « Pour cette formation, les enseignants apprenaient deux modules. Il s’agit d’une partie sur la préparation de la classe et de la pratique et une autre partie sur l’évaluation des élèves », explique Boinaheri Mlamali, inspecteur général de l’éducation.
Le projet existe depuis deux ans et ils enregistrent des résultats encourageants. Il est composé de deux niveaux de classes. Un niveau CE (cours élémentaire) et un niveau CM (cours moyen). « Pour recruter les enfants, on procède à un test de positionnement. Aujourd’hui, il y a des élèves EAC qui ont déjà le projet pour les écoles formels », avance-t-il, avant d’ajouter que « le processus va continuer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’enfants déscolarisés et non scolarisés ».
Au niveau des bénéficiaires de la formation, ils saluent cette initiative du commissariat et de l’UNICEF pour le renforcement de leurs capacités, mais aussi de cette aide pour les enfants déscolarisés et non scolarisés. « C’est énorme ce qu’on fait là. On a devant nous des enfants qui étaient dans l’ignorance et on essaie de les ramener dans la vie estudiantine. C’est vrai le travail n’est pas facile mais aujourd’hui on arrive à avoir des élèves qui intègrent le CM, voire même la classe de 6e », souligne Nourdine Said.
Et lui d’ajouter que « de notre côté, on a acquis des connaissances qu’on n’avait pas car on a compris qu’il y avait des choses qu’on ne maitrisait pas ». Le projet prend fin cette année et les enseignants appellent les autorités à respecter leurs promesses. « On nous a dit qu’après les deux ans du projet, on va obtenir un statut de fonctionnaire. Nous tenons ici à leur faire un petit rappel », conclut-il.
Mohamed Youssouf
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