La Gazette

des Comores

Ecotourisme Miser sur le tourisme intérieur

Ecotourisme Miser sur le tourisme intérieur © : HZK-LGDC

Comme nous le savons, avec l’avènement de la COVID 19, le secteur du tourisme dans le monde a reculé de façon drastique. Nous avons rencontré Azali Said Ahmed, un guide touristique qui appuie la Maison de l’Ecotourisme de Ngazidja pour connaitre son point de vue sur la situation actuelle à son niveau.


Selon lui, « la situation est difficile cependant on sent un certain raffermissement qui se pointe. Les hôtels de standing ont pu se maintenir grâce au tourisme d’affaires (Séminaires, ateliers, événementiels…). Au niveau du tourisme domestique, les déplacements inter-iles, les visites familiales, les excursions, on sent une certaine amélioration. Cependant, il reste beaucoup à faire comme le balisage des chemins de randonnées, la mise en place de boutiques de souvenirs dans les sites éco touristiques, la mise en place des points d’informations régionales, etc... Il importe aussi de renforcer les animations culturelles, genre festivals à thèmes ou mixtes ».

 

Il note aussi, que « les secteurs liés indirectement au tourisme tel que la pêche, l’agriculture, l’artisanat sont en cours de développement. Désormais l’Office National du tourisme a mis l’accent sur la promotion de la destination comorienne. Depuis fort longtemps, un Centre National d’Artisanat est opérationnel. Dans un futur proche, le gouvernement envisage de mettre en place une école hôtelière. En ce moment on peut dire que les professionnels du tourisme et les organismes du tourisme mettent l’accent sur le développement du tourisme interne. Et tout cela nécessite un encadrement adéquat de l’Etat pour travailler en harmonie ».

 

Pour information, la Maison de l’Ecotourisme de Ngazidja, nous appuyons trois communautés des sites de Hantsindzi, Ouropveni et Ivembeni en vue de promouvoir l’écotourisme et cela avec le soutien du bureau régional de l’Organisation Internationale de la Francophonie basé à Madagascar. Nous avons développé avec des organisations communautaires de ces localités des idées de projets qui nous espérons, pourront prendre part au Concours des Plans d’Affaires (CPA) qui va débuter d’ici peu.

 

Quand on lui demande quels sont les principaux obstacles qui se dressent dans ce secteur ? Il répond sans ambages : « l’état des infrastructures routières qui laissent à désirer, même si l’on sent ces derniers temps une certaine volonté de s’attaquer à ce problème ». A son humble avis, « l’état des routes sera un indicateur important de notre volonté de booster le tourisme intérieur ». Il a aussi ajouté la question de la gestion des déchets qui reste préoccupante car malgré l’existence d’une agence dédiée à ce volet, les mairies ne semblent pas prendre la mesure du problème, dû à l’absence de décharges contrôlées. Pour lui, la volonté est là, avec la vision du Plan Comores Emergent pour 2030. Il reste la coordination des actions, en vue « de hisser les Comores au rang de destination touristique de référence dans la région de l’Océan Indien ».

 

Mmagaza

 


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