Quatre groupes de participants venant des localités d’Ivembeni, d’Itsinkoudi, de Hantsindzi se sont réunis avec celui d’Ouropveni, dans le sud de Ngazidja pour échanger sur leurs projets d’écotourisme communautaire. Le principe était de prendre les activités que souhaitent mettre en œuvre et de les discuter avec les différents groupes.
Certains praticiens de l’écotourisme ont défini l’écotourisme comme étant : «… une forme de tourisme qui s’intéresse aux ressources écologiques et aux dimensions culturelles des régions visitées… Il vise à minimiser l’impact de l’activité sur l'environnement. Il est maîtrisé et génère des revenus au bénéfice des populations locales. Il contribue à la préservation du milieu naturel et humain dont les populations bénéficient, ce qui permet de réduire leur dépendance sur les activités déprédatrices des ressources. »
Ainsi donc le patrimoine naturel et culturel doit être valorisé par le développement d’un écotourisme maîtrisé. Les revenus et les conditions de vie des populations locales sont améliorés grâce aux retombées directes et indirectes de l’activité. Même si le développement de l’écotourisme peut-être considéré comme un élément clé pour la réussite du développement socio-économique de nos îles, en permettant d’assurer aux communautés locales des retombées économiques propres, il n’en demeure pas moins qu’il faut prendre en compte toutes les données disponibles pour éviter de tomber dans des voies sans issues et dans les désillusions.
Le développement économique du secteur dépend aussi de la bonne image que nous donnerons de la protection de notre environnement, mais il est surtout dépendant du développement du tourisme, d’une façon générale. C’est dans ce cadre, que les participants veulent mettre tous les atouts de leur côté dans le cadre d’échanges d’expériences. Il nous faut savoir que l’écotourisme ne pourra se développer que sur les activités que nous mettrons en œuvre autour de ce que les mêmes spécialistes appellent les « actifs spécifiques ». C’est à dire notre riche biodiversité marine et terrestre ainsi notre culture spécifique. Et comme nous vivons dans l’ère de l’économie globale, la bataille est féroce et rien n’est gagné à l’avance. L’écotourisme n’est en définitive que ce que nous avons de meilleur à offrir. A nous de faire que le rêve devienne réalité.
Le développement d’une économie verte locale par la gestion économe des ressources naturelles peut avoir un rôle important pour l'adaptation au changement climatique. La production, la gestion participative et la diffusion d'informations environnementales peut s’avérer extrêmement efficace pour faire connaître les éléments critiques, les atouts environnementaux et les aspirations communautaires sur la gestion des ressources naturelles et assurer la valorisation éco-touristique. Pour rappel, ces actions s’inscrivent dans le cadre du Tourisme durable au service de l’autonomisation des femmes et des jeunes en zones rurales et côtières des pays de l’océan Indien appuyé par le Bureau régional de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Mmagaza
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