Les enseignants aussi, veulent le pouvoir. Apres avoir constaté que leur droits « ne sont pas respectés » par les différents régimes qui se succèdent, les enseignants (primaire, collège et du lycée) se préparent pour avoir leurs candidats à la présidentielle comme aux élections gubernatoriales. La rencontre a eu lieu ce 10 janvier 2019, au foyer d’Awalad Elkomores
Alors que l’intersyndicale des enseignants a publié un communiqué appelant à un arrêt des cours de 48h, à partir de ce jeudi, un grand rassemblement des enseignants s’est tenu au foyer d’Aoulad El-Komor hier dans la matinée. Ici, les participants venus en masse, veulent sensibiliser les autres sur les enjeux, selon eux, des prochaines échéances électorales. « Il faut absolument qu’il y ait, aux élections présidentielles et des gouverneurs dans l’ensemble des iles, des candidats qui vont représenter les enseignants comoriens », a annoncé Chabane Mohamed du syndicat, l’un des initiateurs du rassemblement d’hier.
D’après Miftahou Ali Mbaba, autre membre, l’initiative des enseignants a démarré ses activités dès 2015. Ainsi, « nous sommes venus aujourd’hui, demander à tous les enseignants des toutes les îles que le moment est venu pour que nous les enseignants puissions diriger ce pays, a-t-il indiqué avant de préciser l’objectif exact de ce rassemblement. « Les rencontres vont se poursuivre dans toutes les régions et iles pour sensibiliser le plus possible. Et ensuite, nous allons entamer la 2eme phase à savoir le choix des noms qui seront plus crédibles et dignes de notre soutien», a ajouté ce professeur d’histoire géo.
Pour concrétiser l’initiative, les enseignants chargés de l’étude du projet proposent qu’il y ait, d’abord, une fiche d’engagement pour recenser les adhérents à cette proposition. Une cotisation de 15.000 francs par enseignant, est mise à l’étude. « Cela pour permettre de financer la campagne électorale », a déclaré Chabane.
Les noms de Hassane Hamadi et Sambi, respectivement actuel gouverneur de Ngazidja et ancien président des Comores, ont été plusieurs fois cités dans cette rencontre. Ils étaient enseignants avant d’arriver au pouvoir, « mais ils ne nous ont rien apporté et n’ont pas amélioré les conditions de l’enseignement », a regretté Miftahou Ali Bamba.
D’après lui, ce sont, certes, des enseignants arrivés au pouvoir par le soutien des enseignants mais ils n’étaient pas au préalable désignés par eux. « C’est pourquoi ils ont trahi réellement notre philosophie ».
Ibnou M Abdou
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