L’usage excessif de la force et des armes à feu contre des lycéens a été dénoncé et condamné un peu partout dans le pays, notamment le corps enseignants et la Commission des droits de l’homme.
La commission nationale des droits de l’homme et de libertés (CNDHL) a condamné l’usage excessif de la force et des armes à feu contre les élèves, lors des échauffourées entre des lycéens et des gendarmes, lundi matin. Son président s’est exprimé auprès de La Gazette des Comores / HZK-Presse et interpelle les forces de la gendarmerie à respecter les principes de maintien de l’ordre.
Le président de la commission regrette que les forces de l’ordre soient entrées dans l’enceinte d’un établissement scolaire manu militari. « Selon les principes standards internationaux, les forces de l’ordre n’ont pas le droit de tirer sur des manifestants avec des balles réelles. C’est inadmissible », a-t-il poursuivi.
La commission des droits de l’homme demande au gouvernement de prendre en charge les victimes des échauffourées ayant opposé la gendarmerie aux lycéens. Le président de la commission, Mohamed Allaoui, s’est aussi prononcé pour demander l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités et exige des sanctions. Il prévoit d’interpeller le ministre de l’Intérieur et le ministre de la justice dans ce sens.
Tout a commencé avec l’interpellation du proviseur du Lycée de Moroni pour fraude d’électricité. Alors que les professeurs rencontraient le vice-président Ahmed Djaffar pour montrer leur mécontentement suite des affrontements ont éclaté entre les lycéens, rassemblés devant la vice-présidence, et les forces de l’ordre. Les échauffourées ont fait 7 blessés dont un par balle du côté des élèves.
Al-hamdi A. Hamdi
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