Hier à Moroni, des participants du projet régional « Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE), venant de six pays dont les Comores ont débattu des rapports nationaux de leurs pays sur les indicateurs dans la gestion de l’eau.
Il faut savoir qu’à travers le monde, les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) ont été identifiés comme étant des régions à défis critiques par rapport au développement durable et à l’environnement. Ces défis comprennent, entre autres, la surexploitation et la mauvaise gestion des ressources en eau, le manque d’approvisionnement en eau potable et le niveau élevé de pollution.
A cela s’ajoute la pression de la demande relative aux besoins croissants en eau pour la production agricole, l’absence ou l’inadéquation de mesures de traitement des déchets et le manque d'accès aux services d'assainissement. Ce sont là, des facteurs qui aggravent cet état de désastre socio-économique et environnemental, désastre né des problématiques nationales mal cernées ou peu maitrisées dans l’élaboration des politiques et stratégies ou, dans leur mise en œuvre à travers les actions dans les projets et programmes de gestion des ressources hydriques des pays concernés.
La GIRE n’est pas seulement relative à la gestion des ressources physiques, il s’agit aussi de réformer des systèmes humains pour permettre aux populations, les femmes comme les hommes, de bénéficier de ces ressources, de les protéger et de les gérer. La Gestion Intégrée des Ressources en Eau est un processus global pour l’exploitation durable, l’allocation et le suivi des ressources en eau et leur usage dans le contexte social et avec des objectifs économiques et environnementaux donnés.
La rencontre d’hier avait comme objectif de faire le point sur les cadres nationaux d'indicateurs de la GIRE ainsi que de discuter sur les indicateurs régionaux définis par le projet. En effet, les pratiques nationales de surveillance sont un instrument puissant pour soutenir les politiques de l’eau. Il s’agit d’un élément clé permettant d’acquérir des connaissances générales sur la qualité de l’eau ainsi que sur les pressions induites par les activités humaines. Ceci est utile pour éclairer les décideurs qui vont orienter la politique de l’eau et prendre des décisions pertinentes concernant les mesures spécifiques à mettre en œuvre.
L’atelier a permis à l’ensemble des pays présents de voir le chemin qui reste à parcourir jusqu’à la fin théorique du projet en septembre prochain. On peut cependant dire qu’au vu des résultats déjà atteints, il est apparu que les décideurs politiques ne vont pas rester en si bon chemin et souhaiteront aller de l’avant pour insérer la trajectoire du projet dans la problématique des petits états insulaires en développement (Peid).
On peut donc penser que le comité régional du projet qui se tient ce matin à Moroni, donnera un signal en ce sens pour donner de la matière aux indicateurs proposés.
Mmagaza
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