Le Commissariat Général au plan et le ministère des affaires étrangères ont organisé hier mardi un atelier de restitution des travaux la conférence sur l’économie bleue. Une occasion pour les participants de réfléchir sur l’économie bleue durable.
Le commissariat général au plan et le ministère des affaires étrangères en présence du représentant du PNUD et des responsables du secteur ont tenu un atelier de restitution de la conférence sur l’économie bleue. Beaucoup de sujets ont été abordés dont le potentiel de l’économie bleue pour le développement durable des Comores et le cadre stratégique pour une politique nationale sur l’économie bleue, les principaux résultats de la conférence internationale de Nairobi sur l’économie bleue et les leçons apprises et la feuille de route pour accélérer la mise en œuvre du cadre stratégique pour une politique nationale sur l’économie bleue. « Depuis 2018, le gouvernement comorien a mis en place un programme pour valoriser et développer l’économie bleue. Nous somme là pour une réflexion sur une stratégie de sécurisation de notre mer et valoriser notre économie bleue pour un développement durable », annonce docteur Ahmed Ouledi, le représentant de la société civile à la conférence internationale sur l’économie bleue.
L’atelier a pour but de renforcer la sureté et la sécurité nationale, valoriser les secteurs clefs de l’économie bleue et la protection des écosystèmes côtiers, aquatiques et marins et la gestion des déchets. De son côté, Fenella Frost, la représentante résident du PNUD est convaincue que l’économie bleue est un puissant levier pour le développement durable, notamment en Afrique et dans les petits Etats insulaires en développement comme l’Union des Comores. « D’ailleurs, le thème central de la conférence, à savoir « économie bleue et programme de développement durable à l’horizon 2030 » illustre le grand intérêt que la communauté internationale accorde à l’économie bleue et à son rôle moteur dans la mise en œuvre de l’agenda 2030 et la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) » indique-t-elle, avant d’ajouter que « l’atelier d’aujourd’hui est pertinent, étant donné le bénéfice que le pays peut en tirer dans le cadre son agenda actuel de développement ». La diplomate onusienne a annoncé aussi que l’Union des Comores va entamer dans les prochaines semaines le processus d’élaboration de son plan de développement à long terme, plan Comores Emergent, à l’horizon 2030. Dans ce secteur, les autorités nationales ont clairement affirmé leur volonté de faire de l’économie bleue un moteur essentiel du développement du pays. Cette volonté s’est manifestée notamment par l’élaboration d’un cadre stratégique national pour le développement de l’économie bleue, avec l’appui des partenaires au développement dont, l’UNECA et le PNUD.
« En réalité, l’économie bleue nous donne l’opportunité d’utiliser la planification de l’espace maritime comme un processus intégré, évolutif et participatif. Ainsi, il est nécessaire d’intégrer le changement climatique et la durabilité environnementale dans les réflexions, notamment sur la maximisation des potentiels habitats forestiers bleue (mangroves, herbiers marins, lits et forêt de varech) », précise-t-elle.
Rappelons que du 26 au 28 novembre 2018, s’est tenue à Nairobi une conférence internationale sur l’économie bleue. C’était la première réunion mondiale sur les moyens de garantir une économie bleue durable. L’événement a ressemblé plus de 18 000 participants issus de 184 pays, y compris les Comores. En effet, pour l’Union des Comores l’économie bleue revêt une importance capitale, puisque le pays englobe des réserves aquatiques considérables. L’économie bleue constitue un important levier pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté. D’autre part, l’économie bleue a été identifiée comme accélérateur majeur pour le développement durable par la mission MAPS et pris en compte comme telle dans la SCA2D révisée.
Nassuf Ben Amad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
