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Développement durable / Les Comores se dotent d’un plan d’action en gestion de l’eau

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Développement durable / Les Comores se dotent d’un plan d’action en gestion de l’eau © : HZK-LGDC

Le ministère de la production a validé la semaine dernière le plan national sur la gestion intégrée de l’eau aux Comores. Il a comme objectif d’asseoir un cadre de collaboration et de mise en œuvre des réformes politiques et législatives, institutionnelles et économiques en vue d’aboutir à la gestion durable des ressources en eau et d’appuyer le développement socio-économique du pays.


Les secteurs associés à la gestion de l’eau dans notre pays étaient tous réunis jeudi et vendredi dernier pour valider le plan d’action national sur la gestion intégrée de l’eau. Le plan GIRE pour les Comores repose sur l’efficience économique, l’équité sociale et la préservation environnementale. Il a pour objectif d’asseoir un cadre national de collaboration et de mise en œuvre des réformes politiques et législatives, institutionnelles et économiques, en vue d’aboutir à la gestion durable des ressources en eau et d’appuyer le développement socio-économique du pays.

Sa finalité sera d’aider le gouvernement à atteindre sa vision du secteur de l’eau et assainissement qui consiste à asseoir d’ici 2030, un système de gestion du secteur performant, accessible et équitable. « La situation actuelle de la gestion des ressources en eau aux Comores laisse présager des faiblesses qui constituent une entrave dans l’atteinte d’une gestion équitable et efficiente. Ce plan va permettre d’avoir un système de gestion du secteur performant, accessible et équitable et capable de satisfaire les besoins des populations en matière d’eau potable et d’assainissement, en particulier les couches les plus vulnérables », fait savoir le professeur Rapahel Tsimmanga.

Le GIRE repose sur quatre axes prioritaires à savoir l’évaluation et suivi des ressources en eau, la gouvernance du secteur de l’eau, la gestion des ressources en eau et la mobilisation et l’exploitation des ressources en eau. Dans l’ensemble, le plan d’action comporte 62 interventions nécessaires à la mise en œuvre du plan GIRE aux Comores. La plus grande proportion en termes d’axes stratégiques est allouée au suivi et évaluation (33,8%), suivi de mobilisation et exploitation (24,2%), gestion (22,6%) et la gouvernance (19,4%). En termes de piliers GIRE, les interventions relatives à l’efficience économique prédominent (38,8%), suivies de la préservation environnementale (32,3%) et de l’équité sociale (29%). « Le calendrier de mise en œuvre tient compte du cycle de 12 ans et a pour cible l’horizon 2030, qui traduit la vision du gouvernement d’asseoir un système de gestion du secteur performant et accessible », annonce-t-il.

De son côté, le consultant du GIRE appelle à une prise de conscience des personnes concernées sur le secteur. « La balle est actuellement dans notre camps. Le GIRE est perçu comme un outil pour nous orienter vers les années à venir. Toutes les couches doivent prendre leurs responsabilités pour qu’on arrive aux objectifs escomptés », avance le Dr Ouledi. Le calendrier est subdivisé en trois phases de 4 ans chacune, dont la première commence de 2018 à 2021, la deuxième de 2022 à 2025 et la troisième de 2026 à 2029. La dernière année du cycle consiste au bouclage et à la revue globale du plan pour des orientations futures de développement durable.

 

Mohamed Youssouf

 


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Commentaires (2)

  1. Mahamoud:
    05/09/2017 à 01:41 PM

    13 années, 13 longues années pour mettre en place une gestion efficiente de l'eau aux Comores, des îles soumises à la fois aux effets de changement climatique et à la déforestation.
    A-t-on évaluer financièrement ce plan ? Et comment le financer ?

  2. Raphael Tshimanga:
    06/09/2017 à 12:13 PM

    Douze ans nécessaires pour accompagner la vision du secteur de l’eau. Il est dès lors important que tous les acteurs concernés s’y impliquent effectivement afin d’arriver aux résultats escomptés. Dans la stratégie de mise en œuvre, les différentes interventions sont traduites en projets pilotes. Le processus d’appropriation nationale devra aussi considérer la stratégie de mobilisation des ressources financières.