L’actuel président de l’Université des Comores qui a été auditionné par les députés sur un dossier qui le concerne relatif a un présumé détournement de fonds (Waqf) se défend fermement en niant en bloc toutes ces accusations.
D’emblée, le président de l’université Dr Said Abdallah Bourhane affirme « qu’il s’agit d’un Waqf mais pas d’un don », avant de préciser ce dossier remonte à l’époque où il était doyen de la faculté Imam Chafiou, mais pas en tant que président de l’Université des Comores.
D’après lui, le droit musulman enseigne qu’un Waqf, si on ne l’utilise pas on est tenu de le restituer au propriétaire (donateur) mais on ne le donne pas une tiers personne. Et comme c’est une question de Waqf, il l’a fait retourner au propriétaire. « En tout cas c’est ce que j’ai appris, je l’applique et j’assume. Il reste pour les députés, eux aussi d’appliquer leur loi », déclare Dr Said Bourhane qui est prêt à se défendre partout où nécessaire sur cette affaire.
Il s’exprimait ainsi, en répondant à un journaliste qui lui a posé cette question lundi dernier lors d’une conférence de presse relative à la prolongation de la date butoir pour le paiement des droits d’inscription à l’Université. « Les députés m’ont interpelé sur ce que j’ai fait et moi je leur ai répondu que j’ai fait ce qu’il fallait puisqu’il n’était pas question d’un don destiné aux Comoriens mais plutôt un Waqf », précise Dr Said Abdallah qui atteste avoir « bel et bien fait retourner ce waqf ». D’après lui, l’actuel doyen de la faculté d’Imam Chanfiou, Abdouraouf Ahmed « était bien là, il peut en témoigner », conclut-il.
Ibnou M. Abdou
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