Saleh Assoumani, membre du Mouvement Hury est placé en mandat de dépôt depuis près de 4 mois, pour « complot dans le but de changer de régime, non dénonciation des faits auprès des autorités, mouvement insurrectionnel et atteinte à la sûreté de l’Etat ». Pour l’instant, la procédure est au point mort, selon son avocat, Me Mohamed Nassur. Celui-ci a révélé que son client n’avait pas subi des sévices corporels « mais a été affamé durant 3 jours alors qu’il se trouvait à Kandani ».
Cela va faire 4 mois depuis que Saleh Assoumani, membre du Mouvement Hury, a été écroué pour « complot dans le but de changer le régime, non dénonciation des faits auprès des autorités, mouvement insurrectionnel et atteinte à la sûreté de l’Etat ». Pour Me Mohamed Nassur, son avocat, Saleh « reconnaît avoir voulu empêcher la proclamation des résultats, mais celle-ci ayant eu lieu, la phase de l’intention n’a jamais été dépassée ». Il encourt au moins, selon son avocat, 20 ans d’emprisonnement.
Une instruction évidemment est ouverte. Et des interrogatoires menés. « Il y a même eu une confrontation entre Chamsoudine Soudjay (écroué aussi et membre de Hury, ndlr) dans le bureau du juge », a fait savoir Me Mohamed Nassur. Mais, « il y a eu la vacance judiciaire au mois de ramadan et depuis la procédure est au point mort», a-t-il fait valoir. Personne ne sait encore quand se tiendra le procès. « Nous avons introduit une demande de liberté provisoire mais celle-ci a été rejetée », a-t-il révélé.
Pour ce qui est de la torture physique, Saleh a « affirmé ne pas avoir subi des sévices », selon notre interlocuteur. En revanche, toujours selon lui, « il a passé 3 jours à Kandani (camp militaire, ndlr) sans manger ». Et de rajouter, « sans compter les deux mois passés en cellule d’isolement ». Il rapporte que « Chamsoudine Soudjay, lui, a bien été torturé au point de perdre partiellement ses facultés auditives ».
Au début du mois d’avril, une vidéo « des aveux » de Saleh a été publiée sur les réseaux sociaux. Pour Me Mohamed Nassur « mon client avait pour support une feuille sur laquelle était rédigée les principaux faits saillants qui intéressaient les enquêteurs, d’ailleurs, des coupures étaient facilement décelables sur la vidéo ».
A la question de savoir si les chefs d’accusation de Saleh Assoumani n’avaient pas un lien quelconque avec les événements de Kandani (au cours desquels, le commandant Fayçal Abdoussalami, le Major Moutu et Nassor Salim ont trouvé la mort le 28 mars dernier dans des circonstances non élucidées, ndlr), Me Mohamed Nassur a indiqué « n’avoir aucune réponse à apporter pour l’instant ».
Fsy
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