Depuis quelques semaines, la Société Nationale d’Electricité des Comores a annoncé des délestages pour améliorer son réseau électrique en menant des travaux de révision et de maintenance de sa centrale de Voidjou, et les régions périphériques sont les plus concernées. Et cette situation pénalise un bon nombre de sociétés notamment Hurya qui s’indigne que SONELEC n’ait pas établi un calendrier précisant les horaires.
Cela, fait déjà quelques semaines que SONELEC a renoué avec les délestages dans les zones périphériques mais aussi dans la capitale. Une situation qui semble pénaliser beaucoup d’entreprises dont la société Hurya, productrice d’eau minérale, qui a lancé son cri de détresse. Le directeur commercial de cette entreprise privée qui fait partie des grands clients de SONELEC exprime son inquiétude quant au stock qu’il a déjà produit. « Nous avons pris toutes nos dispositions pour que les comoriens n’aient plus de problème d’eau minérale ni de lait surtout en cette période des vacances et des grands mariages. Mais depuis quelques semaines, on n’a pas du tout du courant et cela nous pénalise énormément », avance Mad Amad, le directeur commercial de Hurya.
Ce dernier estime que la société de distribution et de production d’électricité devait établir un calendrier précis pour leurs clients. « Les employés se présentent au travail depuis le matin jusqu’au soir ; comme on ne sait pas leur programme, nous restons à la merci de SONELEC. Parfois, les employés passent toute la journée à ne rien faire. Et c’est ce qu’on déplore », poursuit-il, tout en affirmant qu’ils se sont bien préparés pour rendre agréable le séjour des « Je Viens ». « Actuellement, nous avons beaucoup de difficultés. Des travaux sont bloqués voir même sans aucune bouteille produite, à cause du manque de l’électricité, dit-il. Je suis obligé de mettre 13 personnes au chômage technique. Ce qui me rend triste ». La société Hurya appelle SONELEC à trouver des solutions dans les meilleurs délais sinon ils vont déposer le bilan.
Face à cette situation de délestage, la société Hurya ne fonctionne qu’avec des groupes électrogènes. Des groupes qui ne peuvent pas assurer la production de l’eau et des produits laitiers. Et la société a privilégié l’eau. « Nous avons des groupes électrogène, mais ils ne peuvent pas supporter tous les travaux. On a deux produits et nous avons privilégié les chambres froides, sinon nos produits laitiers seront endommagés », ajoute-t-il. Par ailleurs, le directeur commercial est revenu sur la question de la « partie fixe » de SONELEC. Ce dernier a rappelé que cette taxe n’existe nulle part dans le monde sauf aux Comores. « Le problème important qui nous met à terre à part le délestage, est la partie fixe. Nous demandons au nouveau ministre de l’économie de jouer son rôle et supprimer cette taxe qui nous permettra de recruter et utiliser cet argent de la partie fixe pour les payer », conclut-il.
Nassuf Ben Amad
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