Les Comores s’apprêtent à organiser une journée d'information et de sensibilisation de la force en attente de l'Afrique Orientale le samedi prochain. Une journée qui permettra à cette organisation de faire découvrir au public ses missions et ses activités.
La force en attente de l'Afrique Orientale s’apprête à se découvrir au public comorien le samedi 8 avril 2017 au palais du peuple. L'annonce a été faite au cours d'une conférence tenue hier mardi à la présidence de la République. Une journée consistant : « particulier dont le but est de présenter aux comoriens cette organisation qui sert surtout à maintenir la paix dans la région de l'Afrique Orientale », a déclaré Youssoufa Mohamed Ali, directeur de cabinet du président de la République.
Ce chargé de la défense a passé en revue les changements de nom puis des missions de l'organisation. A l'en croire, la paix et la sécurité sont les fondements de cette force, basée sur un échange d'expérience entre ses membres, la formation surtout sur le maintien de la paix. « Notre pays a conduit des missions, dit-il, cela montre que nous ne sommes pas là pour faire de la figuration ». Et M. Mohamed Ali de rappeler que l'EASF a contribué beaucoup à la rédaction du livre blanche sur la sécurité du pays et le fait que c'est un comorien qui est à la tête de l'organisation.
Même réaction pour le colonel Youssouf Idjihadi chef d'État-major de l'armée nationale pour qui le pays a beaucoup gagné de son adhésion à l'EASF.
Se laissant aller dans un bref historique de cette force depuis 2004, avec la création d'un conseil de la paix au sein de l'Union Africaine, le patron de l'armée nationale a exposé le découpage du continent en cinq régions économiques dont chacune constitue d'après-lui une brigade. « Raison pour laquelle les Comores font parties de l'Afrique Orientale », a-t-il expliqué. Sept scénarios ont été étudiés dont les membres de la force doivent intervenir dans 30 jours pour maintenir la paix.
D'après-lui des simulations ont été organisées dans des pays membres. Autre scénario, c'est comment la force devait intervenir en neuf mois ou pour 14 jours dans le cas d'un génocide. « C'est qui a fait que chaque région devait avoir une force d'intervention rapide », a-t-il fait savoir. Dans le cas des Comores, le colonel Youssouf Idjihadi fait savoir qu’une force de 150 hommes, l'équivalent d'une compagnie est d'ores et déjà prête à être déployée sur le terrain. « En 2015, il y a eu mission d'évaluation pour l'opérationnalité de nos hommes », a-t-il précisé.
Pour rappel l'EASF regroupe 10 pays dont le Burundi, les Comores, Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, les Seychelles, la Somalie, le Soudan, le Rwanda et l'Ouganda. Elle s'est engagée dans un vaste programme de renforcement des capacités des composantes militaires, police et civile. L'EASF est mandaté par l'UA pour maintenir et contribuer à la promotion de la paix et la sécurité dans la région de l'Afrique de l'Est. La journée du samedi verra une marche symbolique de la place de l'indépendance vers le palais du peuple où vont se dérouler les autres activités.
Maoulida Mbaé
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