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Décès d’Athoumane Abderemane : Les autorités judiciaires confirment la « mort naturelle »

Décès d’Athoumane Abderemane :  Les autorités judiciaires confirment la « mort naturelle » © : HZK-LGDC

C'est tard dans la soirée du mercredi 4 novembre que le Procureur Général a tenu son point de presse. Un seul message : Athoumane Abderemane, 22 ans, est décédé « d'une mort naturelle ».


Face à la presse, il n'est venu parler que d'une seule chose : le décès d'Athoumane Abderemane, âgé de 22 ans. Pour le parquet général, il n'y a aucun doute, il s'agit « d'une mort naturelle ». Selon lui, tout commence la nuit du mardi 3 novembre dernier. Il est précisément 18 heures lorsqu'il aurait reçu un appel téléphonique du commandant de la gendarmerie. L'objet de l'appel, selon le magistrat, était inquiétant : la dégradation soudaine de l'état de santé du prisonnier Athoumane Abderemane. « Le commandant de la gendarmerie m'a téléphoné pour m'informer de la dégradation soudaine de l'état de santé du prisonnier, Monsieur Athoumane Abderemane, âgé de 22 ans », a-t-il déclaré lors de ce point de presse. Toujours selon ses propos, il aurait immédiatement réagi. « J'ai ordonné son transfert au service de santé militaire afin qu'il reçoive les soins médicaux d'urgence appropriés », a-t-il affirmé. L'objectif, a-t-il expliqué, était de lui permettre de recevoir les soins nécessaires le plus vite possible. Quelques heures plus tard, selon ses dires, la gendarmerie lui aurait notifié le décès du condamné.

 

Lors de ce point de presse, le Procureur Général, en compagnie de la Procureure de la République de Moroni, a apporté les preuves médicales de la mort naturelle. Il s'est appuyé sur deux documents médicaux distincts. Le premier, selon lui, est le certificat établi par le médecin traitant, celui qui a pris en charge le patient au service de santé militaire. Il en a lu la conclusion : « Athoumane Abderemane, âgé de 22 ans, est décédé d'une mort naturelle. » Le second document, toujours d'après le procureur général, serait celui qui tranche définitivement le débat. Il s'agit du certificat du médecin légiste. Selon les réquisitions d'examen de corps prises par le parquet, le docteur Mohamadi Ahmada Widad aurait été commis pour examiner le corps.

 

Le procureur a ainsi rapporté ses conclusions lors du point de presse : « Le cadavre est identifié, le certificat de décès établi concernant la nature du décès, la mort est probablement naturelle. » Pour lui, la conclusion est donc claire. Les deux avis médicaux, celui du médecin traitant et celui du médecin légiste, convergent vers la même conclusion : celle d'une mort naturelle. Aucun élément, selon lui, ne permettrait d'évoquer une mort violente ou suspecte. C'est pour cette raison qu'il y a tenu un discours de fermeté face aux rumeurs. Selon lui, certains affirment que le jeune homme aurait été tué. Il le dément formellement. Tout individu qui relaterait de fausses informations en affirmant qu'il aurait été tué s'exposerait, selon lui, à des poursuites judiciaires. « La justice ouvrira une enquête judiciaire et tous ces individus qui relatent de fausses informations devront répondre de leurs actes », a-t-il déclaré.

 

D'après une source ayant requis l'anonymat, Fahami Moustoifa a également été admis au centre de santé militaire le mercredi 4 novembre dernier, aux environs de onze heures. Selon cette source anonyme qui l'aurait vu lors de son transfert, « il était inconscient. Je pense qu'il avait perdu connaissance. Je songe qu'il ignorait l'endroit où il se trouvait. » Interrogé sur ce sujet, pour savoir si Fahami Moustoifa se trouve entre la vie et la mort, le procureur général n'a donné aucune réponse. Toujours selon le chef du parquet général lors de ce point de presse, le corps du défunt Athoumane Abderemane se trouverait à l'heure actuelle à l'hôpital El-Maarouf, dans l'attente de la suite de la procédure. D'après le magistrat, Athoumane Abderemane est décédé dans la matinée du 4 novembre au centre de santé militaire suite à une mort naturelle.

 

El-Aniou Fatima

 


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