La mairie de Moroni a lancé l’opération écotaxe depuis le 2 octobre dernier. Mais depuis, l’opération tourne au ralenti. La municipalité a donc pris un certain nombre de mesures pour pousser les foyers à s’acquitter de leurs taxes.
Depuis le 2 octobre dernier, la mairie de Moroni avait lancé son écotaxe destinée à financer le ramassage des ordures ménagères de la capitale suivant le principe du « pollueur-payeur ». Fixé à 1500 FC par mois, l’opération de recouvrement tourne au ralenti. Une situation qui a poussé la mairie à intensifier sa campagne de sensibilisation des habitants pour contribuer à la propreté de la capitale.
« Les ordures, c’est l’affaire de tout le monde. Chacun doit apporter sa contribution », déclare Anfif Eddine Ahmed, le chargé de communication de la mairie de Moroni. Ce dernier appelle les foyers qui n’ont pas encore payé la taxe à le faire pour le bien être des citoyens de la ville. « On dit qu’on ne paie pas l’écotaxe parce qu’on va déposer ses ordures au petit marché de Moroni. Mais ils oublient que c’est toujours la mairie qui va payer le camion chargé de ramasser chaque jour ces ordures. On produit des déchets, on doit donc contribuer au ramassage », poursuit-il.
Pour inciter les gens à payer leur écotaxe, la mairie de Moroni a mis en place un certain nombre de mesures. Des mesures qui s’appliquent désormais sur l’ensemble des quartiers de la capitale. Pour déposer ses ordures, chaque foyer doit apporter son ticket. Sinon il n’aura pas le droit de le faire. A cela s’ajoute l’obligation de présenter son reçu de l’écotaxe pour se faire délivrer tout type de document à la préfecture. « Ces mesures vont inciter les gens à payer leur écotaxe », espère l’agent de communication de la mairie.
Depuis le lancement de l’opération écotaxe, la mairie a divisé la capitale en 30 zones et emploie 30 agents de recouvrement. Et la mairie compte améliorer les choses à partir de cette première expérience, notamment par la mise en place des panneaux pour afficher les heures de passage des camions-poubelles mais aussi des sacs poubelles dans les quartiers. « Selon nos estimations, la capitale compte 30 000 foyers. Et si cela est exact, on aura la taxe rapportera 45 millions de francs comoriens. C’est à partir de là qu’il y’aura une grande visibilité sur cette opération », avance-t-il. A travers l’argent de l’écotaxe, la mairie s’engage à traiter les déchets, payer les agents et financer d’autres projets.
Mohamed Youssouf
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
Moinaecha Yahaya:
22/10/2017 à 05:01 PM
Bonjour,
Je salue sincèrement l'initiative de la mairie mais je considère que les mesures doivent être améliorées, notamment penser à installer des poubelles où on peut déverser nos poubelles en plastiques comme dans d'autres pays sinon je ne pense pas que nous autres fonctionnaires on peut rester à la maison à attendre que les camions passent et ne pas aller travailler, sinon les camions doivent passer en fin d'après midi ou carrément le soir au coucher du soleil. Salams et merci de votre compréhension. Moinaecha Yahaya.