Réunies à Fomboni, autorités publiques, société civile et partenaires internationaux ont lancé un processus clé visant à traduire en actions concrètes les engagements pris par les Comores dans le cadre du 4ᵉ cycle de l’Examen Périodique Universel.
Les Comores franchissent une nouvelle étape dans le renforcement des droits fondamentaux. Les 3 et 4 avril 2026, un atelier de lancement consacré à la mise en œuvre des recommandations issues du 4ᵉ cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU) s’est tenu à l’hôtel Faradel, à Fomboni, sur l’île de Mohéli. L’événement a réuni des représentants des ministères, de la société civile, du gouvernorat ainsi que plusieurs partenaires techniques et financiers. Cette rencontre avait pour objectif de poser les bases des mécanismes nécessaires à l’application effective des recommandations formulées dans le cadre de l’EPU, un dispositif central du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.
Prenant la parole, le délégué aux droits de l’homme, Youssouf Ismael Mmadi, a précisé que cette initiative s’inscrit dans la volonté du ministère de la Justice, chargé des affaires islamiques et de la fonction publique. « Il ne s’agit pas seulement d’adopter des recommandations, mais de les traduire en actions concrètes au bénéfice de la population », a-t-il affirmé, annonçant une campagne de sensibilisation dans l’ensemble des gouvernorats. L’accent a également été mis sur la nécessité d’un suivi rigoureux et d’une coordination efficace entre les institutions. Selon lui, la réussite de ce processus dépendra de la capacité des acteurs à travailler de manière concertée et à mobiliser les ressources nécessaires. Il a, par ailleurs, salué l’appui de partenaires internationaux tels que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), tout en rappelant que l’engagement local demeure déterminant.
Les partenaires présents ont réitéré leur volonté d’accompagner les Comores tout au long de ce processus, en apportant expertise et appui technique. Au-delà des aspects institutionnels, les participants ont insisté sur l’importance d’une implication active des acteurs locaux, notamment les gouvernorats, afin d’assurer la durabilité des réformes engagées. Ce lancement marque ainsi une étape décisive dans l’amélioration des droits humains aux Comores. À l’approche du prochain examen prévu en 2029, ce travail préparatoire apparaît essentiel pour permettre au pays de respecter ses engagements internationaux et de renforcer, de manière tangible, la protection des droits fondamentaux.
Riwad
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