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Donner à Comores Télécom sa licence et son cahier de charge

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Donner à Comores Télécom sa licence et son cahier de charge © : HZK-LGDC

Donner à Comores Télécom sa licence et son cahier de charge


Depuis une semaine, un dialogue semble s’instaurer entre le nouveau directeur de l’ANRTIC, le directeur général de Comores Télécom et celui de Comores Câble. L’idée est de rapprocher un peu plus l’opérateur historique des télécommunications et le troisième opérateur à l’ANRTIC pour mieux travailler et trouver une solution sur le blocage de Comores Télécom face à l’arrivée de TELCO sur le marché des communications. « Ce que je veux aujourd’hui c’est que toutes les sociétés se conforment aux textes liés au secteur des TIC quel que soit son statut », déclare Said Moumine Ahamada, le directeur de l’ANRTIC.

Parmi ses engagements, le patron de l’organe de régulation veut à tout prix donner à Comores Télécom sa licence. « Depuis fort longtemps, Comores Télécom fonctionne sans licence ni cahier de charge. Grâce aux discussions mises en place, on va aboutir à des résultats conséquents et donner à Comores Télécom sa licence », précise-t-il, avant d’ajouter que « l’ancienne équipe de Comores Télécom humiliait les cadres de l’ANRTIC. Mais je pense qu’avec la nouvelle direction, on devrait s’entendre et résoudre les problèmes qui existent entre les deux sociétés depuis 7 ans ».

Par ses négociations avec Comores Télécom, le régulateur des TIC a demandé un transfert des actifs de Comores Télécom à Comores Câble et ça devrait se faire dans les jours à venir. Mais le directeur de l’ANRTIC vise encore plus haut. Il compte verser annuellement à l’Etat une somme de 5 à 6 milliards de francs comoriens. « On a les moyens de le faire grâce à l’argent généré par les fréquences, les taxes de régulation et l’argent des numéros. Et c’est de cette manière qu’on pourra aider l’Etat », avance Said Moumine Ahamada.

A part ses ambitions et engagements, le patron de l’ANRTIC a parlé aussi de sa passation technique. « J’ai hérité d’une situation financière catastrophique. Lors de ma passation technique, j’ai remarqué des manquements. Alors j’ai fait un audit interne et j ai pu avoir un rapport financier de la maison », montre-t-il, avant d’ajouter qu’une partie importante des ressources « ont été absorbées par la construction du bâtiment à hauteur de plus de 435 millions de francs comoriens ».

Interrogé sur les VoiP, l’ANRTIC a promis que cela fera partie des activités des fournisseurs des TIC dans les prochains jours. « Il y aura des décisions qui vont établir les procédures de développement et de fourniture de l’internet en général, dont les VoiP », conclut Taoufik Mbae, le directeur technique à l’ANRTIC.

Mohamed Youssouf


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