La cargaison de riz du Don japonais est attendue aux Comores, le 25 septembre. Selon Omardine Mohamed, responsable commercial de l’office national d’importation et de commercialisation du riz (ONICOR), toutes les dispositions en termes d’organisation et de mobilisation de leurs équipes ont été prises pour « assurer les missions de déchargement, d’emmagasinage, de distribution et de commercialisation ». Le sac de 30 kg sera vendu à 8.500 francs comoriens et à 300 le kilo.
« Cela fait presque 9 ans que nous recevons chaque année une cargaison de ce don. Elle nécessite un important dispositif de sécurité puisque le déchargement se fait en vrac. La marchandise n’est plus containerisée comme le riz de l’ONICOR », a-t-il dit. « La quantité de la cargaison du don japonais varie tous les ans entre 2.000, 3.000 ou 4.000 tonnes. Elle n’est plus intégrée dans l’élaboration de notre plan de prévision annuelle mais nous gérons cette cargaison avec notre carnet d’adresse des clients », a poursuivi Mr Omardine Mohamed tout en précisant que « cette quantité est très insignifiante par rapport à nos 50.000 tonne de riz ONICOR ».
« L’absence de cette cargaison n’aurait aucune incidence dans l’approvisionnement annuel de l’ONICOR puisqu’il s’agit là d’une quantité de consommation de quelques trois semaines maximum », le responsable commercial a aussi tenu à rassurer la population qu’aucune hausse du prix du riz n’a été envisagée.
« L’été 2017 a connu un nombre record de célébrations de Grand Mariage (Mashuhuli) partout dans le pays. On s’en est bien sorti car aucune pénurie n’a été enregistrée. On peut s’en féliciter mais c’est surtout le fruit d’un model de management pragmatique mis en place par la nouvelle Direction qui se montre de plus en plus prévoyant », a renchéri Omardine Mohamed.
L’ONICOR aurait anticipé les choses en constituant ce stock nécessaire mais avance qu’il faudra que la société publique se dote des infrastructures (entrepôts ou grands magasins) de stockage. « Il s’agit là d’une nécessité absolue, c’est presque une question de sécurité nationale. Raison pour laquelle ce projet fait partie des priorités de notre plan de redressement à l’horizon 2021 », a-t-il conclu.
A noter que contrairement à ce qui a été répandu dans la rue, aucune hausse des prix du riz ordinaire de l’ONICOR n’a été prévue. « Nous n’envisageons pas de rehausser le prix du riz. C’est de l’intox », a insisté le responsable commercial.
Al-hamdi A. Hamdi
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