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Disparition de l’ancien président français / Jacques Chirac L’homme des paradoxes

Disparition de l’ancien président français /  Jacques Chirac L’homme des paradoxes © : HZK-LGDC

La disparition de Jacques Chirac, l’ancien chef d’Etat français de 1997 à 2017 n’est pas passé inaperçu sur le plan international. Né le 29 novembre 1932 à Paris, il est décédé le jeudi 26 septembre 2019 dans cette même ville. Un grand homme d’Etat salué par l’ensemble de la classe politique de son pays, toutes tendances confondues.


Jacques Chirac avait eu une longue carrière politique, d’un secrétariat d’Etat en 1967 à la présidence de la République entre 1995 et 2007, en passant par plusieurs mandats de député de Corrèze puis la mairie de Paris entre 1977 et 1995. Elu président de la République en 1995 pour un septennat, réélu en 2002 pour un quinquennat. Un hommage officiel lui sera rendu aujourd’hui à Paris où plus d’une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement étrangers sont attendus.

 

Dans son allocution à l’Assemblée Générale de l’Onu, le président Azali n’a pas manqué de d’adresser au Gouvernement et au peuple français, ses sincères condoléances, à la suite du décès de Monsieur Jacques Chirac, ancien Président de la République Française, dont il  saluait « la mémoire et l'engagement qui fut le sien, en faveur de la paix et du multilatéralisme ».

 

Son principal fait d'arme sur l'échiquier international restant son opposition ferme à l'intervention d'une coalition militaire en Irak. De l'autre côté de l'Atlantique, l'ex-président français lègue un bilan diplomatique évidemment marqué par son opposition ferme à un Georges W. Bush va-t-en-guerre. « Jacques Chirac, le flamboyant président français qui s'est opposé à l'invasion américaine en Irak, est mort à 86 ans », titre le « Washington Post ».

 

Du côté de la presse allemande, le « Frankfurter Allegemeine Zeitung  » rend hommage à celui qui était « comme un père de la Nation ». Le quotidien allemand souligne que malgré la condamnation, en 2011, de l'ancien chef de l'Etat pour une affaire d'emplois fictifs à la Mairie de Paris.

 

Jacques Chirac entretenait des rapports d’amitié avec certains dirigeants d’Afrique francophone controversés comme le Gabonais Omar Bongo Ondimba, resté plus de quarante ans au pouvoir, ou encore le très autoritaire Gnassingbé Eyadéma, président du Togo durant trente-sept ans. Et chez nous avec le président Abdallah douze ans au pouvoir. On se rappelle son passage ici en 1986 en pleine période des mercenaires avec un double langage entre Mayotte et la partie indépendante.

 

On se souvient aussi que Jacques Chirac est aussi l’homme qui n’a pas hésité à déclarer en 1990, en pleine ébullition démocratique, que l’Afrique « n’est pas mûre pour la démocratie ».

 

Mais fidèle à ses paradoxes, dans une interview accordée à la presse en 2008, après son départ de l’Elysée, Jacques Chirac a reconnu que les richesses de l’Afrique ont été pillées y compris par son pays. Et il a demandé qu’on rende aux Africains ce qu’on leur a pris.

 

Selon lui "On oublie seulement une chose. C’est qu’une grande partie de l’argent qui est dans notre porte-monnaie vient précisément de l’exploitation, depuis des siècles, de l’Afrique. Pas uniquement. Mais beaucoup vient de l’exploitation de l'Afrique. Alors, il faut avoir un petit peu de bon sens. Je ne dis pas de générosité. De bon sens, de justice, pour rendre aux Africains, je dirais, ce qu’on leur a pris. D’autant que c’est nécessaire, si on veut éviter les pires convulsions ou difficultés, avec les conséquences politiques que ça comporte dans un proche avenir."

 

L’ancien président sera inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris, ce lundi, dans un cadre strictement privé. Un hommage populaire lui a été rendu hier dimanche aux Invalides. L’ambassade de France à Moroni a ouvert ce lundi matin un registre de condoléances.

 

Mmagaza

 

 


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