Le Comité Maore a organisé le 22 août dernier une conférence pour réévaluer le dossier de l’épineuse question de l’île comorienne de Mayotte. A force de constater que la France devient de plus en plus offensive, le collectif appelle à une forte mobilisation des partis politiques, du peuple comorien et du gouvernement à travers la création d’un département spécial dédié à la question mahoraise afin de mieux défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Etat comorien.
Après 51 ans d’indépendance, le Comité Maore qui réclame le retour de Mayotte dans son giron naturel, considère que les enjeux politiques sur la question deviennent de plus en plus complexes. Les anciens du comité entendent passer le relai aux jeunes patriotes en les invitant à s’impliquer activement pour procéder à une réévaluation des objectifs du collectif et à une revendication nationale face à une France qui continue son entreprise d’annexion de la quatrième île comorienne.
Dans ce contexte, Ahmed Djaffar secrétaire général du comité a expliqué à la presse. « Cette rencontre vise à faire de la question du Mayotte une priorité pour le peuple comorien », dit-il. Et de rappeler que « le comité s’est durement battu et porté à bras le corps cette question ». Il reconnait toutefois que la situation se complique ces dernières années, raison pour laquelle il faut selon lui « rassembler nos forces, car le comité ne peut pas porter seul cette question au niveau national ou international ».
Pour illustrer cette évolution, les conférenciers ont fustigé un incident révélateur, survenu AU Palais du peuple lors du Salon de l’emploi, lorsqu’un étranger a osé exposer des accessoires séparant Mayotte de ses trois îles sœurs. Rappeler cette scène d’apparence anodine, aux membres du Comité Maore, n’a pas été inutile. Cela devrait provoquer un choc émotionnel et une protestation, à en croire Ahmed Djaffar. « Mayotte devrait être une question sensible pour chaque comorien. Tout le monde doit se sentir concerné. Il y’a déjà 51 ans et nous sommes toujours dans la même situation. La France continue d’occuper Mayotte car elle constate une faiblesse dans notre stratégie de défense de notre intégrité territoriale.
Kamal Gamal
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