La Gazette

des Comores

Des échanges entre les étudiants de l’IUT et des femmes entrepreneures

Des échanges entre les étudiants de l’IUT et des femmes entrepreneures © : HZK-LGDC

À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes célébrée le 8 mars dernier, l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) a organisé, ce mardi 18 mars, à l’Institut universitaire de technologie (IUT) de l'Université des Comores, une rencontre entre les étudiants de l’IUT et les femmes entrepreneures du pays. Cet événement a été une opportunité pour les étudiants d’échanger avec ces grandes dames du monde des affaires afin de discuter des enjeux liés à la création d’entreprise.


Les entrepreneures ont partagé leur expérience et insisté sur l'importance de se lancer dans l'entrepreneuriat en ayant confiance en soi. Dans le but de mieux inculquer aux étudiants la culture entrepreneuriale, le projet Apil de l’ONUDI a organisé une rencontre entre les étudiants et les femmes entrepreneures à l’IUT. Ce moment fort, inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, a permis aux étudiants et étudiantes d’en apprendre davantage sur l’entrepreneuriat et de comprendre qu’il est essentiel de croire en soi pour réussir. Se donner à fond pour réaliser ses rêves, car personne ne peut le faire à leur place. « Le choix de l’université s’explique par le fait que c’est ici que se trouvent les futurs cadres de notre pays. Il est essentiel de les initier dès maintenant à l’entrepreneuriat pour qu’ils puissent se forger des idées pour leur avenir. La réussite ne se résume pas à la fonction publique. Il faut qu’ils comprennent qu’ils peuvent réussir dans d’autres domaines et en dehors de l’administration publique. Je suis très satisfait de la participation des étudiants, en particulier des jeunes étudiantes. J’espère que cette journée d’échange les aidera à se focaliser sur un projet et qu’une fois leurs études terminées, ils se lanceront dans l’entrepreneuriat en créant leurs propres entreprises », a déclaré Abloulanziz Saïd Athoumani, coordinateur du projet Apil ONUDI. Il a également annoncé que ce même événement se tiendra à l’Université de Mvouni.

Pour sa part, Sitti Djaouharia, présidente de la nouvelle Opaco, a souligné l’importance de ce genre d’événements : « C’est important, car cela nous permet de parler de l’avenir avec nos enfants. J’ai été très heureuse de partager mon parcours avec ces étudiants et étudiantes. Ils sont comme mes enfants, et je leur ai conseillé de bien étudier. Car l’essentiel est d’acquérir des connaissances et des compétences pour pouvoir réaliser quelque chose plus tard. » Le sujet de la conférence portait sur l’entrepreneuriat. « Nous leur avons fait comprendre que tout le monde peut créer son propre emploi, son entreprise, même sans formation spécifique en entrepreneuriat ou compétences particulières dans ce domaine. L’important est de savoir saisir les opportunités qui se présentent. C’est mon cas, je suis littéraire de formation, et pourtant, je me suis lancée dans l’entrepreneuriat. Personne ne s’y attendait, mais j’ai réussi à m’en sortir. Le plus important, c’est de croire en ce que l’on fait, d’avoir confiance en soi et d’être optimiste. Il y aura toujours des moments difficiles, mais il ne faut pas abandonner, car la persévérance finit toujours par payer », a conseillé la gérante de Vaniacom.

Elle a également rappelé que, de son temps, il n’existait aucun encadrement pour aider les entrepreneurs à se lancer. « J’ai créé mon entreprise en 1999 sans aucun accompagnement. Aujourd’hui, cette génération a de la chance, car il existe des aides, que ce soit de l’État ou d’organismes spécialisés. La société est consciente qu’il n’y a pas d’autre solution pour réduire le chômage que la création d’entreprises. Les jeunes doivent prendre leur avenir en main. Ils doivent bien étudier et ensuite créer leurs propres entreprises. C’est le conseil que je leur ai donné », a-t-elle affirmé.

Parmi les participants, Ahamdu Youssouf, alias Sayam, vice-président du club entrepreneuriat social de l’IUT, a témoigné. « J’ai beaucoup appris lors de cette conférence. En écoutant ces entrepreneures, j’ai pris conscience qu’il faut simplement s’investir pleinement dans la vie pour réussir. » De son côté, Rouwaida Ali Mouignidaho, étudiante en première année de licence en tourisme, a exprimé son enthousiasme : « Avant, je pensais qu’il était difficile de se lancer dans l’entrepreneuriat. Mais cette conférence nous a beaucoup appris. Personnellement, en tant qu’étudiante en tourisme, cet échange m’a donné une nouvelle vision de mon avenir après mes études. »

Nassuf Ben Amad

 


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