Pour célébrer la 21e édition de la journée internationale de la jeunesse, l’Ascobef a organisé un atelier de réflexions avec les différentes associations des jeunes et la presse. La violence faite aux enfants et la propagation de la covid-19 ont été les thématiques abordées.
« L’engagement des jeunes pour une action mondiale », tel est le thème choisi cette année pour célébrer le 21e anniversaire de la journée internationale de la jeunesse. Ce thème consiste à mettre en évidence la manière dont l’engagement des jeunes au niveau local, national et mondial enrichit les institutions et les processus nationaux et multilatéraux. C’était hier mercredi 12 août que l’Ascobef (association comorienne pour le bien être de la famille) a tenu un atelier de réflexion portant sur deux thématiques importantes de la société à savoir les violences faites aux enfants et la propagation de la covid-19 dans le pays.
De janvier en août, le service d’écoute de Ngazidja a enregistré 140 cas d’agression et viol sur mineurs et parmi les abus sexuels, certains sont des porteurs de maladie sexuellement transmissible très rare. Pour s’y faire, l’Ascobef en collaboration avec les associations des jeunes à l’instar d’Imara, Ngo’shawo et Petits z’anges ont porté une réflexion afin de soulever les problématiques mais aussi établir des recommandations pour les actions à mener plus tard.
La présidente du mouvement d’actions jeunes d’Ascobef a expliqué en gros la culture de viol et de l’éducation sexuelle, considérée comme étant un sujet tabou, du moins dans notre société. « La honte doit changer de camps, on doit assister les victimes », appelle Trounda Ibounou Allaoui. Elle estime que par rapport aux problèmes rencontrés, le but aujourd’hui est d’apporter des actions concrètes, qui permettront à la population de comprendre son rôle dans les actes de viol. « Je suis écœurée de voir des viols des mineurs sur mineurs, il est temps qu’on instaure l’éducation sexuelle dans nos quotidiens, dans la famille et à la communauté », souligne-t-elle.
Tout au long de la journée, deux groupes de réflexions ont été mis en place en vue d’apporter des réponses sur la question de la covid-19 dans le pays. Le constat a été fait jadis dans les différentes localités où le constat sur le relâchement des mesures barrières est alarmant. L’Ascobef vise donc à renforcer la communication en mettant en place des actions de sensibilisation sur le terrain afin d’impliquer autant de monde à prendre les précautions nécessaires.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC