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Célébration de la journée mondiale de lutte contre le sida / Les Comores aussi l’ont célébré… avec un léger retard

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Célébration de la journée mondiale de lutte contre le sida / Les Comores aussi l’ont célébré… avec un léger retard © : HZK-LGDC

Plus de deux millions sont des enfants de moins de 15 ans, soit 90% de la charge mondiale du Vhi/Sida chez les enfants. La région Afrique a connu presque 75% de décès dus au Vih plus que toute autre, environ 800 000 personnes sont mortes rien qu’en 2015. Ainsi le message de l’Oms lu par sa représente à Moroni, en fin de la semaine dernière à Wella, lors de la cérémonie marquant la célébration de la journée mondiale de lutte contre le sida.


En présence d’une foule nombreuse, le président de la république et son vice président Moustadrane se sont soumis au dépistage volontaire. Même dans l’agenda des journées mondiales célébrées un peu partout dans le monde, aux Comores, elles s’organisent avec un léger retard. Ce fut le cas de la journée mondiale de lutte contre le sida qui devrait être célébrée le 1er décembre, placée cette année sous le thème « Levons la main pour la prévention du Vih ».

La lutte contre cette pandémie est « un combat d’engagement et d’action, où chacun doit jouer son rôle pour une riposte appropriée », déclare le maire d’Itsandra Djumwashongo, Mohamed Moustoifa, dans son mot de bienvenue. Pour sa part, le chef de l’Etat qui corrige les versets du Coran lus en cette circonstance, appelle les Comoriens à mettre l’accent plus sur la prévention que la guérison et à adopter l’abstinence pour lutter contre la maladie.

« Ce travail de prévention nous incombe à nous, Comoriens, à tous les niveaux, pas à l’Oms», précise le chef de l’Etat qui estime que les maires, bien qu’ils ne disposent pas encore d’assez de moyens, ont un grand travail à faire pour barrer la route à ce fléau. « Vous avez une mission d’éducation envers les jeunes pour lutter contre ce fléau. Nous devons accompagner les personnes atteintes et tirer les leçons», insiste-t-il avant que le gouverneur de l’île de Ngazidja, n’intervienne pour mettre l’accent sur l’évolution de la maladie aux Comores.

D’après Hassani Hamadi, le premier cas a été notifié en 1988. Vingt-huit ans après, le pays a connu une augmentation progressive de cette maladie passant de 0,05% à 5 cas en 2009 et puis brutalement augmenté à 26 cas en 2010 et continue à augmenter avec une moyenne de 14 nouveaux cas en 2016. Au total, nous nous trouvons avec un cumul de 217 personnes touchées par la maladie avec 65 décès», rappelle le gouverneur, avant de citer certaines actions mises en place, à savoir la prise en charge médicale, l’unification de l’enseignement des Ist/Vih dans le primaire, le dépistage et le traitement gratuit, entre autres.

La représentante de l’Oms aux Comores, Maria Da Sylva Soares, ajoute que son organisation venait de publier de nouvelles lignes directrices sur l’auto-dépistage pour améliorer l’accès au diagnostic du Vih et son utilisation effective. «L’auto-dépistage du Vih est un moyen d’atteindre davantage des personnes dont l’infection n’est pas diagnostiquée et il représente une avancée pour leur donner les moyens d’agir pour poser les diagnostics en stade plus précoce avant qu’elles ne tombent malades, pour approcher les services de là où les gens vivent».

 

Ibnou M. Abdou

 


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